Eviter l’obésité infantile, c’est assurer la santé de nos enfants

· 31 octobre 2017

Il y a peu de temps encore, le fait qu’un enfant soit rond était socialement considéré comme un symbole de santé. A tel point que les mères des enfants qui n’étaient pas « grassouillets » souffraient et faisaient l’objet de critiques, au point d’être perçues comme de mauvais parents.

L’avancée des connaissances scientifiques a changé cette vision, l’a transformée. Nous sommes maintenant conscient-e-s du fait que l’obésité infantile n’est pas synonyme de meilleure santé, ni actuelle ni future. Ce n’est pas non plus un signe que la famille de l’enfant dispose de plus ou moins de ressources à affecter à l’alimentation de ce dernier, ou qu’il fasse l’objet ou non d’attention dans le cadre familial. Même ainsi, il peut parfois être difficile d’obtenir que nos enfants fassent un poids normal… Que pouvons-nous faire pour remédier à cela ?

« Si nous pouvions donner à chaque individu la bonne quantité de nutrition et d’exercice, ni peu ni trop, nous aurions trouvé le chemin le plus sûr vers la santé. »

Hippocrate

Les dangers psychologiques de l’obésité infantile

Nous sommes tou-te-s conscient-e-s des problèmes de santé associés au surpoids. L’enfance n’est pas exempte des dangers pouvant découler d’un indice de masse corporelle élevé. En effet, peuvent apparaître des maladies telles que le diabète de type II ou des niveaux élevés de cholestérol.

« La nourriture que vous mangez peut être la forme de médecine la plus puissante ou la forme de poison la plus lente. »

-Ann Wigmore-

Mais lorsque nous parlons des conséquences négatives de cette condition physique, nous mentionnons rarement les problèmes émotionnels et psychologiques associés à l’obésité infantile. Les enfants en surpoids peuvent présenter une faible estime de soi, ainsi qu’une insatisfaction corporelle.

Nous ne devons pas oublier que les personnes présentant un poids excessif sont socialement perçues comme des personnes qui ne méritent pas le succès ou la popularité, perception qui est également transmise aux enfants. Par conséquent, des troubles d’anxiété et de dépression peuvent notamment apparaître chez les enfants. Par ailleurs, cela peut amener nos enfants à présenter des troubles de l’alimentation dans le futur.

Qu’est-ce qui peut faire apparaître les cas d’obésité infantile ?

Comme nous le savons déjà, l’alimentation est la base faisant qu’un enfant souffre d’obésité infantile ou non. Mais d’autres facteurs psychologiques et habitudes de vie doivent également être pris en compte pour s’assurer que nos enfants présentent un poids adéquat.

Dans cet ordre d’idée, nous devons garder à l’esprit que beaucoup de personnes utilisent la nourriture comme un moyen de réduire leur malaise émotionnel. En d’autres termes, qu’elles mangent davantage et, en outre, des aliments moins sains, lorsque apparaissent des émotions négatives. Si cela devient une habitude, elles entrent dans un cercle vicieux.

obésité infantie

Pour que nous nous comprenions : l’enfant mange parce qu’il se sent mal et les émotions négatives disparaissent momentanément. Mais en faisant cela il va prendre du poids, ce qui fait revenir le malaise… Et comment va-t-il essayer de réduire ce dernier ? En s’empiffrant de nouveau… Vous voyez où nous voulons en venir ?

Mais outre le fait d’utiliser la nourriture comme un mécanisme de régulation émotionnelle, différentes habitudes quotidiennes influencent la prise de poids. Il sera notamment préjudiciable pour l’enfant de manger seul, qu’il abuse des sucreries, qu’il saute le petit-déjeuner ou qu’il ne dorme pas suffisamment. Enfin, nous devons prendre en considération le temps qu’il passe devant la télévision et s’il pratique régulièrement une activité physique ou non.

Comment pouvons-nous combattre l’obésité infantile ?

Maintenant, que pouvons-nous faire de la maison pour empêcher nos enfants de souffrir d’obésité infantile ? La première chose que nous devons faire consiste à établir une série de règles qui devront être respectées à la maison, lesquelles encouragent des habitudes de vie saines. Par exemple, devoir faire cinq repas par jour, ainsi que prendre quotidiennement des produits laitiers, des céréales et des fruits au petit déjeuner.

« Petit déjeune comme un roi, déjeune comme un prince et dîne comme un mendiant. »

-Adelle Davis-

En outre, l’un des repas, le déjeuner ou le dîner, doit être effectué avec tou-te-s les membres de la famille. Il est très important que les parents et les enfants mangent tous les aliments qui se trouvent sur la table. Nous ne devons pas oublier que l’exemple donné par les parents est très important, ils doivent servir de modèles pour leurs enfants.

En ce qui concerne la nourriture, nous devons essayer de ne pas l’utiliser comme un moyen de calmer l’ennui ou le mal-être émotionnel de l’enfant, afin d’éviter d’entrer dans le cercle vicieux dont nous avons déjà parlé. D’autre part, la consommation de sucreries doit être limitée. Il est également important de fixer une limitation horaire pour s’endormir, de sorte que les enfants bénéficient d’au moins 10 heures de sommeil.

petite fille faisant du vélo

Parlons maintenant de l’utilisation des nouvelles technologies. Pour éviter le mode de vie sédentaire, nous devons limiter à deux heures par jour le temps que les enfants dédient à ce type de loisir. En effet, il est très important que l’enfant réalise une activité physique tous les jours, comme marcher, aller jouer dans le parc ou dans la cour de récréation ou faire du sport… Promouvons un poids et un style de vie sains auprès de nos enfants !

Images de Kelly Sikkema, Annie Spratt et Caroline Hernandez