David Eagleman, le Léonard de Vinci du cerveau

· 23 septembre 2018

iDavid Eagleman est connu comme le Léonard de Vinci du cerveau. En plus d’être neuroscientifique et écrivain, il s’est démarqué par un travail exceptionnel en tant qu’inventeur. Il a développé des dispositifs pour diagnostiquer la schizophrénie. Pour détecter les dommages cérébraux. Et aussi pour améliorer la qualité de vie des sourds-muets. Pour autant, son véritable intérêt est de déchiffrer ce que nous appelons la « conscience ».

C’est en 2015 qu’est sorti un nouveau programme de télévision présenté par David, intitulé The Brain (Le Cerveau). Le but était de transmettre au grand public les informations les plus importantes que nous possédons sur le cerveau humain. Un peu de la même façon que Carl Sagan avec sa mythique série Cosmos. 

« Il y a un abîme incroyable entre ce que votre cerveau sait et ce que votre esprit découvre qu’il est capable de faire ».

-David Eagleman-

Il est vrai que nous sommes de plus en plus intéressés par la connaissance de soi. Si Sagran a réussi à faire en sorte que des générations entières se passionnent pour tout ce qui se produit au-delà de notre petit point bleu dans le firmament, David Eagleman est aussi en train de remplir sa mission.

La neuroscience nous apporte des données fascinantes sur l’être humain, sur ce que nous sommes et sur tout ce que nous pourrons parvenir à être. Le voyage vers cet univers synaptique, profond et hyper-connecté ne pourrait pas être plus intéressant.

david eagleman

David Eagleman et les neurosciences à portée de tous

Les voix les plus critiques disent de David Eagleman qu’il a simplifié les neurosciences en la mettant à portée de tous. Qu’il s’est servi de son image de jeune et de ses bonnes capacités de communication pour se faire un trou dans le monde éditorial et télévisé. C’est peut-être vrai mais ceux qui connaissent son parcours savent bien ce que représente David Eagleman. Des noms comme le sien et celui d’Elon Musk supposent aujourd’hui un saut spectaculaire dans le monde de la science.

L’influence de son enfance et son but

David Eagleman avait un peu plus de huit ans lorsqu’il a chuté d’un bâtiment en construction. Les conséquences n’ont pas été graves mais il a quand même expérimenté quelque chose qui l’a marqué toute sa vie. Il s’est rendu compte que le temps passait très lentement au moment de sa chute.

Pourquoi la perception du temps est-elle plus lente dans le cerveau lorsque nous avons peur? Pourquoi souffrons-nous de ce type de torture si étrange et angoissante? Ce doute l’a accompagné pendant des années. Aujourd’hui, il a déjà publié plusieurs travaux sur le sujet après avoir réalisé plusieurs expériences à NeoSensory, son laboratoire de Palo Alto en Californie.

À partir du moment où il a entamé ses études de neurosciences, son but a été très clair: il voulait apporter des choses pratiques et des dimensions utiles à la société. L’idée de générer ce type de connaissances et de ressources qui nous seraient bénéfiques à tous est un principe presque moral qu’avait déjà énoncé une autre figure de la science: Nikola Tesla. David Eagleman, de son côté, est membre de l’Institut d’Ethique et de Technologies Emergentes. Il a développé différentes inventions qui supposent une grande avancée dans divers domaines des sciences.

 « C’est le cerveau humain qui m’intéresse, pas celui des souris. Elles n’ont pas construit de civilisations ».

-David Eagleman-

les recherhes de david eagleman

Les avancées du docteur Eagleman

  • Une veste qui utilise le sens du toucher pour permettre aux personnes sourdes d’entendre à nouveau (un progrès qui se base sur la théorie de la substitution sensorielle).
  • Un dispositif qui permet de savoir si les sportifs ont souffert d’un type de dommage cérébral après un impact ou une chute.
  • Un dispositif capable de diagnostiquer la schizophrénie de façon précoce.
  • Un détecteur qui aide à voir l’abus de substances.
  • Un autre détecteur pour diagnostiquer des personnes atteintes de synesthésie.
  • Le développement du fMRI ou appareil à résonance magnétique fonctionnelle, pour évaluer comment des centaines de cerveau traitent les informations.

Par ailleurs, il y a un autre domaine dans lequel David Eagleman est un pionnier: les neurosciences éthiques et légales. Il a aujourd’hui développé une série de lignes directrices basées sur ce champ scientifique pour générer de nouvelles méthodes de réhabilitation de délinquants. Son but? Selon lui, « réparer, entraîner et traiter » le cerveau humain pour qu’il cesse de transgresser les lois.

Eagleman, le prochain prix Nobel

David a 47 ans et rêve du prix Nobel depuis presque dix ans. Son nom fait toujours partie des favoris. Ses livres sont parmi les plus vendus au monde. Son visage médiatique remplit des auditoires et mène n’importe quel programme de télévision au succès. C’était un enfant prodige, un enfant qui, à 7 ans à peine, éblouissait déjà ses professeurs. À 20 ans, il a abandonné sa carrière de physicien spatial à Houston pour étudier les neurosciences.

Qu’il reçoive le prix Nobel ou non, une chose est sûre: le docteur Eagleman a révolutionné le monde académique. Il bénéficie de la reconnaissance du public, d’une grande partie de la communauté scientifique et de la Silicon Valley qui a toujours surveillé de près ses surprenantes inventions.

Le partage pour une plus grande connaissance de soi

Pour lui, la science doit remplir un objectif : offrir du bien-être, du progrès, de la sagesse. Il n’hésite donc jamais à critiquer le travail du monde scientifique: la seule chose qu’ils savent faire, c’est perdre du temps en argumentant et en contre-argumentant. Ils se concentrent sur des choses insignifiantes qui ne mènent à rien. Il faut élargir les perspectives. Mettre tout ce que nous savons actuellement à la portée de tous.

 

L’un de ses livres les plus passionnants est sans aucun doute « Incognito: Les vies secrètes du cerveau ». Dans ce livre attractif, simple et extrêmement révélateur, il met à notre service tous les secrets de cet organe, d’une façon aussi lucide qu’efficace. Le lire est plus qu’un plaisir. C’est comme réaliser un voyage à travers les épaisseurs de nos régions cérébrales. De l’esprit et de la conscience pour en apprendre beaucoup plus sur nous-mêmes.

Le Léonard de Vinci du cerveau n’a parcouru qu’une partie de son chemin. Nous le verrons sûrement, au cours de ces prochaines années, nous dévoiler de nombreux mystères et nous apporter beaucoup plus d’inventions.