Le bonheur aussi s’apprend. Voici les clés!

8 novembre 2015 dans Psychologie 0 Partagés

« Le bonheur c’est se rendre compte que rien n’est trop important. »

Antonio Gala

Au nom du bonheur, beaucoup de mensonges et de demi- vérités se disent, parce que leur déguisement est encore plus convaincant.

L’imagination populaire nous suggère qu’il s’agit d’une sorte de « Nirvana » auquel nous ne devons pas perdre l’espérance d’y accéder, quelque chose comme un état de plénitude et de bonheur constant.

De plus, chaque époque et chaque société établit un inventaire des caractéristiques ou des conditions que nous devons remplir pour entrer dans ce magnifique paradis terrestre.

Actuellement, l’idée du bonheur est fondée sur trois piliers: le pouvoir, la richesse et la beauté.

Paradoxalement, l’idée du Nirvana et de ses trois piliers a donné naissance à plus de personnes frustrées qu’heureuses. Le pouvoir, tout comme la richesse et la beauté, ne semble pas avoir l’effet de plénitude que certains lui attribuent.

S’il était lui même l’unique et indispensable source du bonheur, nous ne verrions pas comment les addictions augmentent chez les gens riches et puissants, et nous n’aurions pas non plus des nouvelles de personnes fortunées qui connaissent de véritables drames dans leur vie.

Qu’est-ce que le bonheur? Comment pouvons-nous l’atteindre?

Une étude menée à l’Université de Harvard par le professeur Tal Ben-Shahar, expert en psychologie positive, montre que le sentiment de joie peut s’apprendre.

Les moyens d’acquérir un tel apprentissage sont les mêmes que l’accès à toute autre compétence: la technique et la pratique.

Selon Tal Ben-Shahar, les six clés du bonheur sont les suivantes:

1. Apprendre à célébrer les échecs

Les personnes qui sont capables d’évaluer positivement leurs échecs, parviennent à être plus heureuses.

Cela engendre beaucoup de dégâts, car on croit que l’on est infaillible. De plus, il s’agit d’une position idéaliste et à la fois tyrannique de nous-mêmes.

L’erreur n’est-elle pas le pain quotidien? La science elle-même, qui est un modèle de minutie et de perfection, n’est-elle pas truffée d’erreurs tout au long de l’histoire?

Le fait de penser que nous ne devons pas, ou que nous ne pouvons pas commettre d’erreurs, est une idée sans fondement qui mène seulement à l’anxiété et la dépression.

2. Etre reconnaissant de ce que l’on a

Vous pouvez croire que votre santé, votre famille ou votre travail sont des réalités qui vont être là pour toujours et c’est pour cela que vous ne leur accordez pas une valeur importante.

Il est vrai que chaque jour, nous oublions d’être reconnaissants pour tous ces miracles quotidiens qui nous semblent « normaux ».

Malheureusement, de nombreuses fois nous remarquons leur immense valeur une fois qu’ils ne sont déjà plus là, et nous nous rendons compte qu’ils avaient beaucoup d’importance.

3. Les endorphines

Les hormones du bonheur sont présentes dans notre cerveau, mais nous ne savons pas comment les utiliser. Une promenade de 30 minutes par jour vous aide à libérer suffisamment de doses d’endorphines.

Une étreinte de dix secondes vous donnera également au moins trois minutes pleines d’endorphines et de bonheur.

Le sujet est simple: si vous vous habituez à effectuer des pratiques qui favorisent la libération d’endorphines, vous allez sûrement ressentir plus de joie de vivre.

bonheur

4. Simplifier la vie

Une des maladies contemporaines est de vouloir faire beaucoup de choses à la fois et, espérons-le, à grande vitesse.

Notre santé physique et notre santé mentale ne peuvent résister à un train de vie si désespéré pendant une longue période.

Apprenez à vous organiser. Donnez à chaque activité son temps et sa valeur. Eliminez toutes ces tâches qui vous volent des moments précieux de la vie.

Très probablement, vous n’allez pas mourir de faim si vous travaillez moins. Par contre, le fait d’enlever du temps à vous-même et aux personnes que vous aimez le plus, peut avoir un prix très élevé.

5. La méditation

Vous n’avez pas besoin de devenir un Lama tibétain. Il suffit de consacrer quelques minutes par jour pour trouver l’équilibre, par le biais d’une pratique de méditation simple.

La méditation a démontré être un grand soutien pour atteindre la paix intérieure. En outre, elle a une incidence positive sur le fonctionnement des capacités cognitives et créatives.

méditation

6. Cultiver la résilience

Oui, la résilience peut être cultivée. Il ne s’agit pas d’une capacité innée, mais qui se développe. Elle se définit comme la capacité à faire face à des situations difficiles et sortir de celles-ci plus fort.

Pour être résilient, vous devez rechercher la fleur dans la boue, c’est à dire l’enseignement au milieu de la difficulté.

Il s’agit d’une voie vers la sagesse et le bonheur, compris de façon réaliste, comme une paix intérieure et une capacité fréquente à trouver ce qu’il y a de meilleur dans le monde qui nous a été tenu de vivre.

Image reproduite avec l’aimable autorisation de Jose Ramirez

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