Apprendre à dire non au travail (assertivité au travail)

14 juin 2018 dans Psychologie 0 Partagés
angoisse au travail

Savoir dire non au travail est une habileté sociale (assertivité) propre aux personnes qui ont une estime d’elles-mêmes saine. Elle permet de fixer des limites aux autres. Ce manque d’assertivité pourrait être la marque d’une faible estime de soi ou d’un désir exagéré d’être bien vu des autres.

Apprendre à dire non, même si cela suppose de ne pas participer à un projet ou de ne pas toujours montrer une image agréable auprès de nos collègues ou chefs, nous sera bénéfique à long terme. En effet, en faisant cela, nous enverrons un message aux autres: nous pouvons décider par nous-mêmes.

Les personnes qui disent toujours oui sont celles qui recherchent l’acceptation et la reconnaissance de leurs chefs ou collègues. Ceux-ci ont d’ailleurs souvent tendance à être autoritaires avec elles. Pour éviter ces situations, étudions quelques conseils pour apprendre à dire non au travail.

Comment récupérer votre assertivité

Actuellement, nous vivons dans un marché du travail qui connaît un grand taux de chômage. Un marché qui, fréquemment, se concentre seulement sur les résultats des employés. Ces derniers peuvent donc rencontrer des difficultés s’ils refusent de participer à une activité.

Cette peur de dire non fait qu’un collègue ou un chef peut profiter de notre vulnérabilité pour nous demander de réaliser des tâches qui ne correspondent pas à notre poste. Et même si ces personnes n’ont pas toujours de mauvaises intentions, ne pas savoir dire non au travail peut nous mener à collaborer dans des projets qui ne nous intéressent pas. Ou qui ne nécessitent pas notre participation.

assertivité au travail

Pour améliorer notre assertivité dans un environnement de travail, nous pouvons suivre une série de règles :

1. Distinguer le problème

La gêne au moment de dire non peut être le fruit d’un problème de communication ou être lié à une mauvaise organisation sur notre lieu de travail. Certains chefs ne parviennent pas à différencier les choses importantes et les choses urgentes : le rythme de travail créé est donc plus stressant.

2. Être clairs dans nos pensées

Pour savoir dire non au travail, il est essentiel d’exprimer son point de vue sur la situation, de manière claire et concise. Pour cela, il est nécessaire d’avoir bien défini ce point de vue au préalable. Cela semble logique mais, souvent, nous commettons cette erreur.

3. Bien connaître le travail

Il sera également important de savoir comment fonctionnent les processus internes de l’entreprise. De cette façon, si nous avons des difficultés au moment de travailler avec quelqu’un ou si nous passons trop de temps à réaliser une tâche, cela veut dire qu’il est temps de nous arrêter et d’étudier la situation avec une nouvelle perspective pour établir des limites.

Mettre à jour vos résultats professionnels vous permettra aussi de mieux connaître votre façon de travailler et de faire face à de possibles objections d’un supérieur.

femme au travail

4. Parler avec prudence

Donner trop d’explications ou de justifications au moment où nous refusons de participer à un travail peut être pris comme une marque de soumission face à un chef agressif. Au lieu de procéder de cette façon, il vaut mieux penser aux raisons qui nous donnent le droit de refuser et les exposer clairement. Cela évitera en outre de possibles réactions d’impatience.

5. Penser à vos propres intérêts

Finalement, il est habituel de voir des employés qui font plus attention à ce que pensent leurs supérieurs ou au bien-être de l’entreprise qu’à leurs propres intérêts. N’oublions pas que même si nous travaillons dans une compagnie, nous sommes des individus avec des intérêts particuliers.

Il est donc important de ne pas reléguer systématiquement notre bien-êtreMême si nous devons être conscients que le fait d’appartenir à un groupe impliquera de réaliser certains sacrifices pour le bien de ce dernier. Nous devons tout simplement trouver un équilibre entre donner et demander. Entre les intérêts de l’entreprise et les nôtres.

La peur de dire non au travail fait qu’un collègue ou un chef peut profiter de notre vulnérabilité pour nous demander de réaliser un travail qui ne nous correspond pas.
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En définitive, inclure l’assertivité dans nos relations professionnelles poussera les autres, supérieurs et subordonnés, à respecter nos droits. Il vaut parfois mieux être mal vu d’un supérieur que de nous “consumer” pour un travail qui n’est pas le nôtre. À la longue, cette attitude aura des répercussions sur nos bénéfices et sur ceux de l’entreprise.

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