Adieu à Kobe Bryant, la légende du basket-ball qui nous a fait rêver

08 mai, 2020
Kobe Bryant portait comme personne d'autre l'or et le violet des Lakers de Los Angeles. Il nous a fait rêver, nous a appris à aimer le basket-ball et à comprendre pourquoi le "Black Mamba" est devenu une légende de la NBA. Le 26 janvier, nous avons dû lui faire nos adieux.
 

Les vrais géants ne vivent pas dans les contes. Ils vivent dans le monde réel. Et parfois même, sur les terrains de basket. Kobe Bryant était plus qu’une des plus grandes stars de la NBA ; il était, et sera toujours, une de ces figures qui font rêver les enfants et les adultes. Un géant qui a rassemblé des millions de personnes devant la télévision pour leur faire aimer le basket-ball.

La moitié du monde est restée sans voix après l’annonce de sa mort. Kobe Bryant, 41 ans, sa fille Gianna, 13 ans, et sept autres personnes ont perdu la vie après que l’hélicoptère dans lequel ils voyageaient s’est écrasé dans un quartier résidentiel de Los Angeles. Un accident mortel qui a laissé le monde du sport un peu plus orphelin. Là où le Black Mamba était l’une des icônes les plus aimées.

Aujourd’hui, des fans, des athlètes, des politiciens, des célébrités et des anonymes qui l’admiraient lui rendent hommage. Chacun le fait à sa manière, mais nombreux sont ceux qui se sont spontanément rassemblés sur un terrain pour commémorer un homme qui n’a jamais cessé d’être un enfant passionné de basket-ball, du ballon et du panier dans lequel tirer chacun de ses rêves.

 
Kobe Bryant mettant un panier

Kobe Bryant, Black Mamba, un homme avec une mentalité de gagnant

On l’appelait le Black Mamba parce qu’il était le plus dangereux du terrain. La légende veut qu’il l’ait choisi lui-même après avoir vu le film de Tarantino, Kill Bill, et que c’est cette attitude, celle de ne jamais abandonné, qui a défini une bonne partie de sa vie professionnelle. « Si vous me voyez me battre pour un ours, priez pour l’ours », disait-il et c’était un tel besoin de progresser, de donner toujours le meilleur de lui-même, qu’il s’entraînait plus que quiconque.

Son palmarès témoigne des effets de cette mentalité et du génie exceptionnel qui le définissait. Cinq anneaux de championnat NBA, un MVP de la ligue, deux médailles d’or olympiques, un record de 18 sélections consécutives au NBA All-Star Game, quatre NBA Most Valuable Player… Il a même remporté un Academy Award pour un court métrage sur sa vie.

 

Il était ce géant qui portait l’or et le violet des Lakers ; une figure presque hypnotique sur le terrain de basket-ball en raison de sa capacité à marquer des buts et aussi en raison de cette personnalité qui lui a valu les faveurs du public et, surtout, des joueurs qui composaient son équipe. Il faisait tout ce qu’il fallait pour son équipe. A savoir des encouragements depuis le banc de touche jusqu’à apporter de l’eau à ses coéquipiers.

L’enfant qui aimait le basket-ball

On dit que Kobe Bryant est né avec un ballon de basket. Il avait la passion dans ses gênes, qui lui ont été transmis par son propre père, Joe « Jellybean » Bryant, également joueur professionnel et les mêmes que, malheureusement, portait sa fille Gianna, qui se faisait déjà un nom dans ce monde sportif.

Kobe a passé une grande partie de son enfance en Italie, où jouait son père. Ce n’est qu’en 1991, et de retour aux Etats-Unis, qu’il a commencé à s’imposer comme une jeune star dans le monde du basket-ball. C’était à Philadelphie, alors qu’il était au lycée.

 

Ses compétences, sa maturité et son jeu exceptionnel étaient tels qu’il n’a pas eu à passer par l’université comme beaucoup des meilleurs joueurs de basket-ball du monde. A 18 ans seulement, il jouait déjà en NBA. A 21 ans, il est apparu dans le magazine Forbes. Il a aussi eu des contrats de sponsoring d’un million de dollars avec Adidas, Sprite, Mattel, Spalding et Giorgio Armani.

Kobe Bryant, 20 ans de carrière entre ombres et lumières

Kobe Bryant a arrêté sa carrière en quittant les Lakers de Los Angeles en 2016. Il l’a fait après 20 ans de carrière derrière lui dans un match épique. Il jouait contre l’Utah Jazz et il a marqué 60 points en une nuit. Toute la foule répétait son nom, encore et encore. En invoquant une idole et en laissant partir à son tour, le Black Mamba, ce géant qui les avait tant fait rêver.

Sa carrière a été couronné de succès, mais aussi assombrie par des épisodes aussi controversés que l’accusation de viol d’une jeune fille de 19 ans qui travaillait dans un hôtel. L’affaire s’est terminée par un règlement à l’amiable et les excuses publiques du joueur.

 

Un projet inachevé : le soutien au basket-ball féminin

Les vies coupées par le drame ne laissent pas seulement des blessures et un vide, mais détruisent aussi des projets et des rêves personnels. Kobe Bryant a fait du basket-ball féminin une catégorie reconnue au même titre que le basket-ball masculin. Il lui a donné la même hauteur et la même projection.

Il avait en effet concentré ses efforts sur la deuxième de ses quatre filles, Gianna Maria-Onore. Cette dernière se faisait déjà un nom dans ce monde, guidée par son père. En réalité, il était courant de les voir tous les deux dans les tribunes des stades lorsque les Lakers jouaient. Enveloppés de complicité et d’affection. Et animés par cette même passion débordante pour le basket-ball.

Kobe Bryant et sa fille
 

Le 26 janvier, ils se rendaient à un match que Gianna devait jouer l’après-midi même. Aucun d’entre eux n’a pu s’en sortir. Leurs vies, leurs traces, ont été perdues à jamais, laissant un rêve et un projet de vie inachevé.

Le monde du sport pleure cette absence. Même si l’héritage du Black Mamba restera à jamais dans l’esprit comme étant l’une des stars les plus éblouissantes du monde du basket-ball.