21 citations fantastiques de Jorge Luis Borges

· 13 décembre 2015

Jorge Luis Borges nous a laissé de nombreuses phrases et des passages merveilleux à travers ses oeuvres. Cet écrivain argentin nous laisse encore sans voix aujourd’hui et continuera bien évidemment de le faire, car ses oeuvres sont intemporelles.

Amoureux de la nouvelle plutôt que du roman : « Il n’aimait pas ça. Il disait que dans un roman, des tasses de thé, des chapeaux de demoiselles ou d’autres choses apparaissaient sans raison pour combler l’espace. La nouvelle, quant à elle, est pleine de suspens, comme une flèche que l’on tire et qui doit arriver dans le mille ».

Il ne rentrait pas dans le moule du moment, ce qui l’empêcha de recevoir le Prix Nobel de Littérature, bien qu’il le méritait grandement, selon de nombreuses personnes.

Un jour, un journaliste lui posa la question suivante : « À quoi attribuez-vous le fait que l’on ne vous ait pas accordé le Prix Nobel de Littérature ? ». Ce à quoi l’écrivain répondit : « À la sagesse suédoise ». Une autre fois encore il dira : « Ne pas me donner le prix Nobel est devenu une tradition scandinave : depuis que je suis né, ils ne me l’ont jamais accordé ».

Nous aimerions partager avec vous quelques-unes de ses phrases afin que vous puissiez vous rendre compte de la grandeur de cet homme par le biais de 21 merveilleuses citations qui reflètent son habileté fantastique à jouer avec les mots et les sensations :

1- Je ne parle pas de vengeance ou de pardon, l’oubli est la seule vengeance et le seul pardon.

2- J’ai commis le pire des péchés qu’on puisse faire. Je n’ai pas été heureux.

3- Il y a des pertes qui ont plus de dignité que la victoire.

4- De tous les instruments de l’homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le livre. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue ; le téléphone est un prolongement de sa voix ; nous avons aussi la charrue et l’épée, prolongements de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.

5- Tous les destins, aussi longs et compliqués soient-ils, ne se résument en réalité qu’à une seule chose : le moment où l’homme sait pour toujours qui il est.

6- Un homme est grand pour ce qu’il lit, non pour ce qu’il écrit.

7- Il est tombé amoureux lorsqu’il s’est rendu compte que l’autre personne était unique.

8- Seul ce qui est parti nous appartient.

9- J’ai soupçonné quelques fois que la seule chose sans mystère était le bonheur, parce qu’il se justifie lui-même.

10- Peut être que lorsqu’un homme est amoureux, il ne se trompe pas. Peut être que ce sont les personnes qui n’aiment pas qui se trompent.

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11- Je crois qu’avec le temps nous mériterons de ne pas avoir de gouvernements.

12- J’ai toujours senti que quelque chose me plaisait dans Buenos Aires. Cette ville me plaisait tant que je refusais qu’elle plaise à d’autres. Un amour ainsi, jaloux.

13- Il n’est pas de plus habile consolation que la pensée selon laquelle nous avons choisi nos malheurs.

14- Avant, les distances étaient plus grandes, car l’espace se mesurait par le temps.

15- J’ai toujours imaginé le paradis comme une sorte de bibliothèque.

16- Je suis seul et il n’y a personne dans le reflet du miroir.

17- Tu n’es pas ambitieux : tu te contentes d’être heureux.

18- Je pense qu’il faudrait inventer un jeu dans lequel personne ne gagne.

20- Le poids du passé est infini.

21- La cécité est une forme de solitude.

 

Sa passion pour les nouvelles donna naissance à des chefs-d’oeuvres dans un genre que beaucoup ont abandonné une fois l’enfance terminée. Voici donc une liste de quelques unes de ses plus belles nouvelles :

1. L’Aleph

2. Le miracle secret

3. Les ruines circulaires

4. Ulrica

5. Funes le « mémorieux »

6. Les deux rois et les deux labyrinthes

7. La demeure d’Astérion

8. Le rapport de Brodie

9. Le sud

10. L’homme au coin du mur rose