10 phrases extraordinaires d’Orhan Pamuk

· 12 octobre 2018

Les phrases d’Orhan Pamuk sont ces types de sentences qui font écho. Elles restent en mémoire longtemps après les avoir lues pour la première fois. Cet écrivain turc fut prix Nobel de littérature en 2006. Il surprit tout le monde avec sa façon unique de comprendre le monde.

Bien que ce merveilleux romancier ait commencé par entreprendre des études d’architecture, il les abandonna finalement. Il se consacra entièrement à la littérature. Il dut en outre faire face à l’opposition de sa famille. Elle ne lui voyait aucun avenir dans ce métier. Son caractère fort et indépendant se reflète dans plusieurs de ses phrases. 

 « Je suis un défenseur anonyme de tous les héros anonymes qui se battent pour leurs croyances et subissent des injustices dans ce pays laïc et matérialiste, je n’appartiens à aucune organisation, je respecte les droits de l’homme et je n’aime pas du tout la violence. »

-Orhan Pamuk-

Pamuk dit que le roman est une façon de comprendre la vie. Son ouvrage intitulé L’astrologue et le sultan reçut des éloges à travers le monde pour la sincérité et la profondeur de son contenu. Bien que l’idéal est de lire les textes complets, il est possible, à travers plusieurs phrases d’Orhan Pamuk, d’entrevoir le génie et la vitalité de son oeuvre.Voici certaines d’entre elles.

Orhan Pamuk

L’amour, un thème des phrases d’Orhan Pamuk

Comme cela arrive souvent avec les grands écrivains, l’amour est l’un des thèmes récurrents des phrases d’Orhan Pamuk. Et, bien évidemment, de toute son oeuvre. Il dispose d’une vision très émouvante et en même temps réaliste de ce sentiment. Un extrait de l’un de ses romans dit : « L’ amour est le désir d’étreindre une personne avec force et d’être au même endroit qu’elle. Le désir de l’étreindre en laissant le monde entier dehors. La nostalgie de l’âme pour trouver un refuge sûr ».

Malgré un certain scepticisme prospérant dans la plupart de ses écrits, Pamuk est également un écrivain qui croit en l’amour. Qui croit en son éclat de rédemption. C’est ce que montre le passage suivant : « Puis nous sommes allés dans un café pour relire le livre et nous en avons parlé sans interruption, sans nous arrêter pendant des heures. Il s’agissait d’amour et je pensais parfois que, comme dans les films, l’amour était le seul moyen d’introduire un univers extérieur jusqu’au notre ».

Le temps et les moments

L’une des phrases d’Orhan Pamuk dit : « Les horloges et les calendriers sont fabriqués pour réguler nos relations avec les autres ; en fait, pour réglementer toute la société, et c’est ainsi qu’iinls sont utilisés« . Cela signifie que la mesure du temps est une construction humaine et que, dans le fait de partager des moments et de les rendre mesurables, il existe a une toile de fond : le désir de contrôler. Réguler le temps, c’est réguler la vie, mais ces mesures sont au-dessus du sujet. Elles constituent une imposition du pouvoir.

Le temps peut être mesuré. Régulé. Imposé. Mais même ainsi, il conserve un halo de mystère. Même si nous contrôlons tout, le temps est toujours une incertitude de fond. Cela peut être perçu dans une autre phrase d’Orhan Pamuk : « En réalité, personne ne sait qu’il vit le moment le plus heureux de sa vie pendant qu’il le vit ». La signification de chaque moment est octroyée postérieurement, non lorsque nous le vivons.

Orhan Pamuk et le temps

Le bonheur

En ce qui concerne le concept de bonheur, cet écrivain turc n’est pas vraiment crédule. Il dit à ce sujet qu’il s’agit plus ou moins d’une construction de la fiction ou d’une réalité à laquelle nous accédons lorsque nous n’en avons pas conscience. C’est ce que dit l’une des phrases d’Orhan Pamuk : « Quelque temps après, le bonheur vulgarise le poète et la poésie, ou l’authentique poésie rend le bonheur impossible« .

Quelque chose de similaire se traduit dans l’un des fragments de son oeuvre. Il dit :  » Toute personne intelligente sait que la vie est belle et que son but est que nous soyons heureux, déclara mon père, observant les trois beautés. Mais alors, seuls les imbéciles sont heureux. Comment l’expliquer ? » Il ratifie avec ce texte l’idée que le bonheur est une construction imaginaire et qu’il n’est accessible que lorsque l’intelligence n’est pas présente.

Le monde et ses injustices

Dans un de ses romans, Orhan Pamuk écrit ce superbe texte : « Les enfants ont été les premières victimes de l’immoralité qui a conduit à l’effondrement des grandes civilisations et à l’effondrement des souvenirs ». Il associe, à travers ces affirmations, le manque de moralité à l’absence de mémoire. La corrosion de la civilisation avec cette même immoralité. Et il souligne que ceux qui éveillent le monde sont les principaux dépositaires de ce déclin.

Face à l’injustice, Pamuk déclare : « Dans toutes les parties du monde, il existe des injustices et des mauvaises personnes  ! L’important est de pouvoir vivre d’une manière qui protège la bonté naturelle de l’homme« . Selon lui, le mode de vie est ce qui permet de protéger les bons sentiments. Qui sont naturels chez l’être humain. La tâche serait de ne pas nous permettre de nous éloigner de notre vraie nature.

 

Il y a encore de l’espoir

En dépit de son réalisme, parfois gris et avec une nuance de désillusion, Pamuk possède une collection de nombreuses réflexions. Elles visent à mettre en évidence le plus beau de l’existence. L’un de ses romans comprend, par exemple, la phrase suivante : « Une fois que vous ressentez une telle confiance en vous, vous faites la première chose qui vous vient à l’esprit et que vous dicte votre cœur, et tout se passe bien ». Il parle de ce type de foi en soi-même qui, lorsqu’elle émerge, rend tout possible.

Une autre de ses phrases est simple et forte. Elle dit : « Un jour, j’ai lu un livre et toute ma vie a changé« . C’est très important qu’il le dise. Il est également encourageant qu’il donne à la littérature cette fonction qu’elle a toujours eue. Mais qui se perd parfois : nous apprendre à vivre.

Vous pouvons entrevoir la grandeur de l’oeuvre d’Orhan Pamuk à travers cette brève sélection de phrases. Oeuvre qui fut traduite dans plus de 20 langues. Et qui, même si elle traite souvent de nombreuses questions locales, a acquis une stature universelle.