10 curiosités sur les rêves que vous allez adorer

22 novembre 2017 dans Psychologie 50 Partagés
rêves

Depuis la nuit des temps les rêves ont été une source d’énigmes pour l’être humain. Les curiosités inhérentes aux rêves ont toujours existé. Nos nous sommes demandé pendant longtemps si les scènes qui défilaient pendant que nous dormions étaient réelles ou non. Au fil des siècles, les rêves ont fait l’objet d’explications magiques ou mystiques, les associant systématiquement à une réalité qui était au-delà de la compréhension.

La mythologie grecque est très éloquente sur le sujet. Pour les grecs anciens, le dieu Chaos, qui était le frère jumeau de Thanatos, ou la Mort, avait deux fils. L’un était Nicte, ou la nuit, et l’autre était Erebus, ou les ténèbres de l’enfer. Ces deux frères avaient un fils : Hypnos, dieu du sommeil. Dès lors, le chaos et la mort ont donné naissance à la nuit et aux ténèbres. Et les rêves naquirent de cette combinaison singulière.

« Le bonheur pour moi consiste à jouir d’une bonne santé, à dormir sans peur et à me réveiller sans angoisse. »

-Françoise Sagan-

À son tour, Hipnos eut trois enfants : Morfeo, Iquelo et Fantaso. Morfeo est celui qui apparaît dans les rêves des êtres humains. Il prend la forme de n’importe quelle personne. Par conséquent, toute figure humaine apparue dans le rêve n’était autre qu’une personnification de Morfeo. Iquelo faisait de même avec les animaux, et Fantaso avec les objets inanimés. Pour les Grecs, les rêves humains n’étaient rien de plus qu’un mauvais tour des dieux.

Il ne s’agit toutefois pas des seules curiosités existant à propos des rêves. Ce fut d’abord la mythologie, puis la science qui apporta ou révéla des données fascinantes sur les rêves. Les 10 curiosités inhérentes aux rêves que nous vous proposerons à continuation font partie des plus intéressantes.

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1. L’augmentation inhabituelle de l’activité cérébrale

De la seule chose que nous reposons lorsque nous dormons est de conscience. Loin de se reposer, notre cerveau travaille intensément pendant le sommeil. Même dans les phases les plus profondes, lorsqu’il existe des vagues lentes, l’activité ne s’arrête pas une seconde.

Ce qui se passe en revanche est que dans certaines phases du sommeil, certaines régions du cerveau fonctionnent de manière plus lente et plus coordonnée. Néanmoins, pendant la phase dite REM, une véritable explosion d’activité est générée. En effet, si nous réalisons un encéphalogramme pendant cette phase, nous constaterons qu’elle présente un modèle très similaire à ce que nous trouverions si nous le réalisions sur une personne éveillée.

2. Nous passons environ 6 ans de notre vie à rêver

Chaque fois que nous dormons, nous rêvons. Il n’existe pas d’autre alternative. Les personnes qui prétendent ne pas rêver le font simplement parce qu’elles ne se souviennent pas de ce qui s’est passé après qu’elles aient fermé les yeux. Une fois que nous sommes endormi-e-s, nous ne pouvons pas éviter de rêver. Nous venons de répondre à l’une des curiosités les plus communes sur les rêves.

Les recherches indiquent que les étapes du rêve proprement dites se produisent lors de périodes de 5 à 20 minutes. Si nous prenons toutes ces fractions et les additionnons, nous obtenons le résultat selon lequel nous passons environ 6 ans de votre vie à rêver. L’espérance de vie au moment de la réalisation des recherches a été prise en compte afin d’établir cette statistique.

femme qui rêve

3. Les rêves des hommes et des femmes sont différents

Certaines études ont trouvé de subtiles différences entre ce que les hommes et les femmes rêvent. Le contraste entre les un-e-s et les autres se situe avant tout dans le contenu des rêves. Les scènes et les personnages varient d’un genre à l’autre.

Selon certaines études, les hommes rêvent davantage de scénarios et de situations où existent des actes d’agression. Les femmes, en revanche, ont des rêves un peu plus longs. En outre, les détails seraient plus nombreux et les situations plus complexes.

4. Tous les rêves ne sont pas en couleur

Une autre curiosité largement partagée sur les rêves est de savoir s’ils sont en couleur ou en noir et blanc. A partir d’informations transmises par des rêveur-se-s, il a été calculé que huit rêves sur dix sont en couleur. Tous les individus font des rêves en noir et blanc. Par ailleurs, un faible pourcentage d’individus ne parvient jamais à rêver en couleurs, ou du moins ne semble pas s’en souvenir.

Lors d’une expérience, un groupe de personnes a été invité à sélectionner le groupe de couleurs auquel elles associaient le rêve. Cette demande leur fut faite immédiatement après leur réveil. Presque tou-te-s indiquèrent des tons pastel. Nous pouvons donc conclure que nous avons tendance à rêver dans des couleurs pastel.

5. Les émotions négatives sont plus fréquentes

Non seulement nous visualisons des scènes et des personnages pendant les rêves, mais éprouvons également de nombreuses émotions. Ceci est pleinement démontré à travers les recherches approfondies de Calvin Hall sur les rêveur-se-s. Ce chercheur a réussi à collecter 50 000 histoires liées aux rêves.

Comme il l’avait prévu, il corrobora que nous éprouvons toutes sortes d’émotions pendant que nous dormons. Cependant, la chose surprenante est que l’émotion la plus souvent évoquée était celle de l’anxiété. Il releva par ailleurs une nette prédominance d’autres émotions négatives, telles que la peur et la colère, pendant les rêves.

homme qui rêve

6. Il existe des rêves universels

Les spécialistes sur le sujet ont révélé qu’il existe des rêves récurrents. Le plus curieux est qu’ils apparaissent de la même manière dans des cultures très différentes. C’est pourquoi nous parlons de « rêves universels » ou de contenus dont nous rêvons tou-te-s à un moment donné.

L’un des rêves universels est celui de la persécution. En outre, presque toutes les personnes ont rêvé au moins une fois avoir été attaquées par quelqu’un ou être tombées dans le vide. Le rêve relatif au fait d’être intimidé-e à l’école ou d’être nu-e devant un grand nombre de personnes est également très universel.

7. Les ancien-ne-s fumeur-se-s rêvent plus vivement

Selon un rapport publié dans le Journal of Abnormal Psychology, les personnes qui ont longtemps fumé et qui ont arrêté présentent des rêves plus vifs que la normale. Cela signifie que leurs rêves sont plus réalistes et détaillés.

Dans une enquête menée auprès de 243 personnes ayant arrêté de fumer, 33% ont déclaré avoir des rêves liés au tabagisme. Ces rêves sont apparus suite à une période d’une à quatre semaines d’abstinence. 97% ont déclaré n’avoir jamais rêvé de cigarettes avant d’arrêter de fumer.

fumeur

8. Seules des personnes et des choses connues apparaissent dans les rêves

Un fait qui a pu être établi est que nous ne rêvons jamais de personnes que nous ne connaissons pas. Le cerveau n’invente aucun visage. Ceux qui défilent dans nos rêves sont des personnes que nous avons vues à un moment donné, même si ce ne fut qu’un bref instant.

Peu importe l’absurdité des personnages qui apparaissent pendant nos rêves, ces derniers ne sont jamais des inconnu-e-s. Ceci vaut également pour les objets. Des dispositifs qui nous semblent complètement nouveaux apparaissent parfois dans nos rêves. Ils sont toutefois une décomposition ou une déconstruction d’objets connus.

9. Les stimuli externes interviennent dans les rêves

Suite à diverses études, le phénomène connu sous le nom « d’incorporation du rêve » a été vérifié. Il s’agit là de l’une des curiosités sur les rêves les plus surprenantes. L’incorporation du rêve se réfère au fait que le contenu de l’environnement finit parfois par s’intégrer à ceux du rêve. Ces contenus fusionnent d’une manière que nous pourrions qualifier de « cohérente ».

Cela se produit lorsque, par exemple, la personne rêve qu’elle se trouve à l’école, dans une classe. Soudain, le réveil sonne, et le/la rêveur-se l’associe le bruit à la cloche mettant un terme à la classe.

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10. Il existe une paralysie pendant le sommeil

Nous ne faisons pas référence ici à la bien connue et si redoutée « paralysie du sommeil« . Ce à quoi nous nous référons est un fait physiologique qui se produit chaque fois que nous dormons. Certaines glandes sécrètent une hormone qui induit le sommeil. Ensuite, les neurones envoient des signaux à la moelle épinière afin qu’elle se détende. Au fur et à mesure que le rêve progresse, nous ne trouvons plus seulement la relaxation, mais aussi la paralysie .

Ce mécanisme cérébral a un but. Une personne pourrait être amenée à « agir » à tout moment pendant son sommeil. Cela impliquerait des risques, selon les conditions. C’est pourquoi la paralysie induite par ce processus garantit que le corps reste au repos jusqu’au réveil.

La science n’a pas encore dévoilé toutes les énigmes et curiosités inhérentes aux rêves. Elle n’a même pas été encore capable d’élucider les raisons exactes pour lesquelles nous dormons et rêvons. Nous savons pour le moins que l’objectif n’est pas de se reposer. Par conséquent, le monde des rêves demeure un royaume inconnu dans lequel nous entrons et nous ressortons chaque jour sans avoir conscience du prodige qu’il constitue.


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