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Spectre autistique : formation et évolution du couple

Bien que souvent abordé, l'amour dans le contexte du spectre autistique est un thème souvent entouré de mythes. Une nouvelle série intéressante de Netflix nous donne l'occasion de découvrir un peu mieux cette situation.

Dernière mise à jour : 25 décembre, 2020

Il est rare que le thème de l’amour ait été analysé dans ses particularités au sein de groupes minoritaires de la société. À l’occasion de la diffusion d’une nouvelle série sur Netflix, nous avons décidé de vous parler aujourd’hui de l’amour chez les personnes présentant un spectre autistique.

L’amour est l’un des thèmes les plus abordés par le cinéma, la littérature, la peinture, la sculpture… Il s’agit d’un thème central de toutes les formes d’art et d’expression que nous connaissons.

Dans la palette des troubles du spectre autistique, on retrouve une série de troubles qui affectent les capacités de communication et le comportement de l’individu. Grâce aux actuels outils de dépistage, ce type de trouble est généralement détecté à un stade très précoce. Cela permet d’intervenir plus tôt et d’obtenir de meilleurs résultats.

D’autre part, le fait de diagnostiquer cette difficulté dès l’enfance permet de considérer qu’il s’agit d’un trouble du développement. L’un des personnages les plus emblématiques illustrant le spectre autistique est peut-être le personnage Sheldon Cooper de la série The Big Bang Theory.

Dans pratiquement chaque épisode de la série, on peut constater ses difficultés de socialisation. Nous voyons comment ses amis doivent parfois faire un effort considérable pour s’adapter à sa façon particulière d’exprimer ce qu’il pense ou ce qu’il ressent.

La série Love on the Spectrum est également un bon point de départ pour essayer de comprendre comment l’amour peut être vécu par les personnes concernées par le spectre autistique. Voyons cela plus en détail.

Spectre autistique : le premier rendez-vous amoureux

On sait que les personnes atteintes d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA) apprécient beaucoup faire des activités solitaires. Cependant, cela ne les empêche pas de ressentir le désir de partager et de connaitre l’amour.

Bien souvent, elles souhaitent partager leur vie avec quelqu’un et construire une intimité. C’est là, le premier des mythes mis en avant par la série. Celui selon lequel ces personnes ne souhaitent pas avoir de relations, un mythe qu’elle met à mal.

La première barrière que ces personnes doivent franchir est certainement de faire en sorte que les autres reconnaissent ce désir. En d’autres termes, dans leur compréhension de l’affect, il y a place pour l’amour. Tout au long de la série, nous découvrons l’histoire de deux couples qui ont pris la décision de vivre ensemble. Un chemin qui n’a pas du tout été facile.

Ce qui ressort de la série c’est qu’avant leur premier rendez-vous, les attentes de nombreuses personnes ayant un TSA sont assez similaires à celles des autres personnes. On les voit nerveuses et peu sûres d’elles. En somme, elles ne sont pas très différentes des autres. La série nous permet donc de suivre leur première rencontre et les difficultés qu’elles doivent affronter.

La communication

Certaines séquences de la série documentaire Love on the autism spectrum nous permettent d’assister aux séances de préparation à ces rencontres. Le premier point sur lequel ces personnes travaillent est la manière de dire bonjour.

Elles doivent préparer cette façon d’entamer la relation avec l’autre. Une chose qui pour nous est naturel, mais qui ne l’est pas pour ces personnes. On leur rappelle également l’importance de maintenir un contact visuel lors des premiers échanges. Ce sont là des points qui sont importants lors d’une rencontre.

Un autre aspect sur lequel les spécialistes travaillent souvent avec ces personnes est la conversation. Pour ce faire, elles sont encouragées à dresser une liste de sujets et de questions qu’elles aimeraient aborder avec l’autre personne.

L’étape suivante consiste ensuite à passer d’une forme interrogatoire à une conversation plus naturelle. Et ce, afin que l’autre personne se sente moins intimidée. Pour ce faire, la technique consiste par exemple à rebondir sur une question ou sur une réponse non prévue.

Dans tous les cas, on s’efforce de leur faire comprendre que la conversation au cours du rendez-vous doit être  flexible. Ils pratiquent donc cette souplesse afin de ne pas être trop directs ou de ne pas poser des questions personnelles et trop intimes.

On constate que c’est un point qu’ils trouvent particulièrement difficile. Les spécialistes leur soumettent alors une idée qui concerne tout le moment.

Avoir des conversations intéressantes, ça s’apprend.  C’est pourquoi il est si important pour les personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme de rencontrer des personnes qui partagent non seulement leurs intérêts, mais aussi des étrangers avec lesquels elles devront trouver des points communs dès leur premier contact.

La série, en soi, est très intéressante, puisqu’elle nous montre une démarche touchante et particulièrement courageuse. De plus, on soulignera sa sincérité. La série nous prouve qu’une relation pour ces personnes est aussi possible bien qu’il s’agisse d’un objectif pas facile à atteindre.

On constate que la plupart de ces rendez-vous romantiques ne se terminent pas toujours bien. On voit alors que cela a un impact émotionnel sur ces personnes. Mais cela leur permet également de s’améliorer pour la prochaine opportunité.

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