Qu'est-ce que la psychologie transpersonnelle ?

La psychologie transpersonnelle est l'une des approches qui mettent l'accent sur le développement spirituel et l'expansion transcendante du "moi". Malgré les critiques, elle fait partie des écoles qui se maintiennent à l'heure actuelle.

Dernière mise à jour : 29 juillet, 2021

La psychologie transpersonnelle est une approche qui est apparue au début du 20ème siècle dans laquelle le concept de « spiritualité » est intégré pour comprendre les processus du psychisme, du développement personnel, de la santé et de la maladie. De sorte qu’elle fusionne les principes psychologiques avec les pratiques spirituelles.

Le terme « transpersonnel » signifie « à travers » ou « au-delà » du personnel. Cet « au-delà » dans le cadre de la psychologie transpersonnelle renvoie au spirituel. En d’autres termes, aux expériences transcendantes du moi et pas seulement aux comportements observables habituels.

La psychologie transpersonnelle aborde la psyché comme une expérience qui inclut des états de conscience supérieurs. C’est pourquoi elle englobe, en plus du comportement pratique, des expériences mystiques, métaphysiques, d’expansion, une connaissance intérieure profonde et des états amplifiés d’amour universel et de fraternité.

La psychologie transpersonnelle émergente s’intéresse à l’étude scientifique et empirique, ainsi qu’à une application responsable des découvertes pertinentes sur les valeurs ultimes, la conscience unitive, l’extase, les expériences mystiques, la réalisation de soi, la transcendance de soi, l’esprit, l’unité, la conscience cosmique, la synergie entre individus et espèces…”

Antony Sutich

L’origine de la psychologie transpersonnelle

La psychologie transpersonnelle commence avec les leçons que William James a dispensé à l’Université d’Édimbourg, entre 1901 et 1902. Ce psychologue a été le premier à aborder les expériences religieuses dans le cadre d’une étude psychologique. Il a également été le premier à utiliser le terme « transpersonnel ».

Plus tard, la psychologie humaniste d’Abraham Maslow s’est intéressée aux expériences transcendantales. Certains psychologues de ce courant ont suivi cette inclinaison, donnant naissance à la psychologie transpersonnelle proprement dite dans les années 1960.

Cette approche reprend les idées du psychiatre Maurice Bucke. De même, Carl Jung et Roberto Assagioli ont apporté de précieuses informations sur ce qui deviendra plus tard la psychologie transpersonnelle.

Les domaines que couvre cette approche

La psychologie transpersonnelle se concentre sur les « expériences de pointe ». À savoir les expériences transcendantales dans lesquelles un état « d’interconnexion et d’intégration spirituelle » se produit, selon Maslow.

L’objectif central de cette approche est de s’assurer que les individus trouvent un sens transcendant à leurs actions et à leur vie, et qu’ils parviennent à s’identifier à une conscience supérieure. Ce courant distingue trois niveaux dans le développement de ce type de conscience :

  • Niveau pré-personnel. Il correspond au stade où les êtres humains n’ont pas encore de conscience. Par exemple : les bébés, les personnes ayant des troubles cognitifs, etc.
  • Niveau personnel. La conscience de soi émerge : une personne se rend compte qu’elle est différente des autres et qu’elle est unique.
  • Niveau transpersonnel. Il correspond à la conscience transcendante : il y a un développement spirituel.

Comment fonctionne la psychologie transpersonnelle ?

Une thérapie psychologique transpersonnelle tend à ce que les individus découvrent le cœur de leur être essentiel. Il s’agit de favoriser la spiritualité et le développement personnel. La façon d’y parvenir est l’exercice du libre arbitre et la mise en œuvre de ressources internes pour équilibrer et harmoniser la vie. Dans ce contexte, il existe trois axes essentiels de travail :

  • Ego transcendé
  • Forces transformatrices
  • Forces intégratrices

Le travail thérapeutique comprend une série de techniques. Elles s’appliquent à la fois en consultation et en dehors de celle-ci.

Ces techniques favorisent la connaissance intuitive qui conduit au bien-être psychologique et spirituel. Parmi elles, figurent la guérison de l’enfant intérieur, la conscience des mouvements du corps, le travail de la respiration, la rédaction d’un journal, la méditation, le yoga, la visualisation guidée, l’entraînement assertif, les œuvres d’art symboliques, etc.

Contributions et interrogations

La psychologie transpersonnelle s’applique tout particulièrement aux cas d’anxiété, de dépression, de phobies et d’addictions. Elle est généralement bénéfique pour les personnes qui cherchent à reconnaître et apprécier leur vraie valeur et qui, par ailleurs, ont des difficultés dans ces domaines, ce qui se traduit par un état d’inconfort ou de mal-être.

Les techniques utilisées dans ce cadre renforcent notre équilibre émotionnel et nous aident à maintenir une position plus ouverte et compatissante avec les autres. Elles augmentent également la confiance en soi et favorisent une vision plus positive de la vie.

Naturellement, cette approche a reçu beaucoup de critiques. En particulier, son manque de rigueur scientifique et son faible développement conceptuel sont mis en exergue. De même, la philosophie bouddhiste soutient que cette école reprend des concepts du Zen, mais les décontextualise et les développe d’une manière inappropriée.

La psychologie transpersonnelle se fait néanmoins une place à part. Elle s’applique désormais partout dans le monde. Bien qu’elle ne satisfasse pas, au sens strict, l’académisme et le scientisme, la vérité est que de nombreuses personnes y ont recours pour soulager leurs souffrances.

Cela pourrait vous intéresser ...
Lisez-le dans Nos Pensées
Savez-vous ce qu’est une expérience transpersonnelle ?

Lorsque nous parlons d'expérience transpersonnelle, nous faisons référence à une école de pensée située en dehors de ce qui est scientifiquement ac...



  • Puente, I. (2009). Psicología transpersonal y ciencias de la complejidad: Un amplio horizonte interdisciplinar a explorar. Journal of Transpersonal Research, 1(1), 19-28.