Les 5 peurs communes à tous les êtres humains

17 janvier 2019
Quelles sont les peurs que nous avons en commun ?

Il ne faut jamais perdre de vue que la peur est une émotion saine. Elle fait partie de notre instinct de survie. Certaines peurs communes sont parfaitement raisonnables. En fait, l’éliminer de notre vie ne serait pas une bonne idée car nous pourrions perdre le sens du risque et nous exposer inutilement au danger.

Les peurs communes à tous les êtres humains sont liées à une préservation physique et psychologique de l’intégrité et de la vie. Elles ont un caractère universel car leur rôle est de nous protéger. Elles présentent aussi une forte racine biologique et phylogénétique.

Nous ne nous rendons parfois pas compte que la peur est aussi une force impressionnante dont nous pouvons tirer parti quand nous en sommes conscient. Nous réussissons à faire des choses incroyables par peurLes plus grandes créations humaines sont aussi faites pour canaliser la crainte. La religion, la philosophie et la science sont peut-être une réponse face à ces peurs, ou une façon de les conjurer. Alors, de quoi les êtres humains ont-ils généralement peur ? Normalement, des menaces que nous allons vous décrire dès maintenant.

« La peur de la peur cause probablement plus de problèmes dans nos vies que la peur en soi. »

-Karl Albrecht-

1. La mort

Il s’agit de la peur qui constitue la base de l’instinct de survie. D’un point de vue biologique, on veut continuer à vivre. Tous les organismes résistent face à la mort. D’un point de vue philosophique, la vie est le bien suprême car tous les autres biens et toutes les autres vertus en découlent.

Un grand nombre de peurs sont liées à ce refus de perdre la vie. Nous avons peur de l’altitude car la possibilité de tomber nous tuerait. Et, de la même façon, nous avons peur des avions, de la rapidité extrême, etc. Ce sont des peurs communes à tous les êtres humains et à toutes les cultures. Seule la façon de les accepter et de les gérer change.

les peurs communes

2. La perte d’autonomie

Ce point fait référence à la peur de perdre notre liberté, notre capacité à décider de nos actions ou de nos pensées. D’un point de vue symbolique, elle est liée à la peur de mourir. Elle implique le rejet de l’idée de perte du moi ou de l’impossibilité à voir ce moi s’épanouir.

Beaucoup de peurs dérivent de cette crainte basique. Nous retrouvons par exemple la peur de rester bloqués sous des décombres, d’être enfermés dans un endroit avec peu d’oxygène, d’être attachés… Il s’agit de situations au cours desquelles la personne voit sa liberté se restreindre et cela lui produit une peur atroce.

3. La solitude, l’une des peurs communes

Plus que de la peur de la solitude en soi, l’une des peurs les plus communes est celle de perdre contact avec le monde. Plusieurs situations peuvent nous alerter de ce risque, comme par exemple le rejet ou le mépris. Ils nous indiquent que nous pouvons perdre le lien avec le groupe et être condamnés à l’ostracisme.

Le manque de reconnaissance, de respect ou de valorisation provoque une blessure émotionnelle profonde et augmente la peur de la solitude. L’envie et la jalousie sont des sentiments liés à cette peur fondamentale. Avec l’envie, nous retrouvons la croyance selon laquelle une personne sera dévaluée et/ou « éliminée » en fonction des attributs d’une autre. La jalousie, elle, marque une peur de l’abandon.

 

4. La peur d’être malade ou mutilé

La peur de la mutilation fait partie de l’instinct fondamental de préserver notre unité et intégrité en tant qu’êtres humains. Nous lions notre corps à notre moi et voulons le maintenir fonctionnel. C’est pour cela que nous avons parfois peur de certains instruments comme les aiguilles ou les couteaux.

La peur d’être malade est également liée à ce corps que nous voulons préserver. Nous craignons de causer du tort à notre organisme ou de générer une maladie qui altérerait son bon fonctionnement. Cela nous mène à nous éloigner des endroits sales, des vipères, etc.

peurs communes représentées par un monstre

5. Atteinte à notre ego

Cela ressemble à la peur de la solitude mais, dans ce cas, on craint davantage l’humiliation publique que l’exclusionLa sensation de mépris collectif est une chose que personne ne veut ressentir. Cela ne veut pas dire que l’on va perdre notre place au sein d’un groupe mais une condition d’infériorité et de dépendance sera créée.

Cette peur, tout comme la peur de la solitude, est d’une nature sociale. Plus une société est ouverte, moins ces peurs sont présentes. Cependant, dans les collectivités strictes et ultra traditionalistes, cette peur est partout.

Les peurs communes aux êtres humains sont connues depuis la nuit des temps. La publicité et la propagande s’en servent parfois pour influencer nos actions. Mais n’oublions pas : l’être humain est infiniment intelligent et créatif. Il peut apprendre à contrôler ces peurs sans se paralyser ou succomber à la pression.