L’erreur n’a pas été de te connaître mais d’avoir pensé que tu étais différent-e

14 mars 2017 dans Emotions 1040 Partagés

Quiconque aime ne commet aucune erreur, car l’acte d’aimer nous rend noble, pur, authentique et instinctif. Pourtant, même si nous ne regrettons pas le fait d’avoir aimé, ce qui fait du mal, c’est aimer qui ne le mérite pas, qui n’a finalement jamais été comme nous le pensions au début.

Aimer la mauvaise personne représente souvent un vrai fiasco, dont nous ne sortons pas souvent indemnes. Mais il est nécessaire de réunir les forces et les ressources de notre estime de nous-mêmes pour aviver l’amour à nouveau. Nous devons être capables de refuser de souffrir par amour, de continuer à aimer ce qui a été brisé pour trouver notre place dans la solitude et guérir à nouveau.

Les profils de ces sites nous offrent une option intéressante. Nous pouvons cibler par intérêts et caractéristiques. Tout cela nous offre une certaine sensation de contrôle envers ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas : nous essayons de dénicher la formule parfaite. Pourtant, les spécialistes des relations affectives sont très clairs. L’amour n’est pas un algorithme. 

Se tromper de temps en temps dans l’amour, c’est une loi de la vie. Même si parfois, entre le chaos et l’inattendu, surgit ce que nous attendons tant. Une relation mature, consciente et heureuse. Il ne faut jamais perdre espoir. Nous vous proposons de réfléchir à cela. 

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Les faux espoirs que nous croyons et qu’on « nous fait croire »

Nous le disions au début. Aimer ne pourra jamais être une erreur. Nous respirons, apprenons, aimons, pleurons, rions et avançons. Le rythme de la vie nous invite à expérimenter et à faire partie de ce mouvement intense et beau dans lequel nous n’avons pas à fuir notre nature. Nos essences. Ce qui est problématique, c’est sans aucun doute, le fait de continuer à aimer quelqu’un qui ne nous aime pas.

On dit souvent que les personnes ne changent pas, mais qu’en réalité, elles n’ont jamais été comme nous le pensions. D’une certaine manière, nous changeons tou-te-s selon des expériences déterminées, mais les racines restent, et sont toujours là. Parfois, nous ne les voyons pas et nous nous limitons à entretenir de faux espoirs qui ne sont pas en accord avec la réalité.

Cela veut-il dire que la responsabilité d’aimer qui ne le mérite pas nous appartient toujours ? Que nous sommes naïf-ve-s de croire que les châteaux que nous construisons sont solides ? Pas du tout. Dans un livre intéressant intitulé  The 7 minutes marriage solution, on nous explique que Les faux espoirs de couple se créent et s’alimentent à doses égales.

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D’une part, il y a celleux qui s’auto-alimentent de ces « châteaux remplis d’air » car ils veulent trouver le bonheur quoi qu’il en coûte, au point de voir des qualités là où il n’y qu’égoïsme plus ou moins camouflé. Ce sont ces personnes qui sont des spécialistes confirmées dans l’alimentation des faux espoirs.

Elles le font pour des raisons très ponctuelles. D’une part, pour éviter la solitude : elles sont prêtes à se retrouver avec n’importe qui pour cela. D’autre part, pour assurer une relation, pourtant périssable, en maintenant l’espoir de quelque chose de durable.

Aimer n’est pas une erreur, continuer à aimer la mauvaise personne en est une

Nous ne devons pas nous sentir amer-ère-s d’avoir aimé quelqu’un qui ne le méritait pas. Nous devons être fier-ère-s d’avoir aimé et d’avoir su laisser partir. Car aimer nous rend noble. Et savoir refermer une étape nous rend sage. Nous ne devons pas non plus nous auto-flageller car nous avons eu des relations avec telle ou telle personne. Des êtres qui ont choisi de nous apporter larmes, faussetés et chantages.

Vivre c’est apprendre et se retrouver, parfois, face à de grands maîtres, d’habiles artisans de l’amour empoisonné. Si nous les surmontons et les vainquons, nous avancerons avec un meilleur aplomb. Avec une plus grande dignité et intégrité. Au final, en ce qui concerne l’affectif, nous ne cessons jamais d’apprendre, car le meilleur traitement pour l’âme blessée, c’est l’acceptation de ces enseignements de vie qui n’ont qu’un principe :

S’aimer soi-même au-delà de toute chose. Il sera toujours préférable de souffrir du deuil avec dignité que de rester prisonnier de l’exploitation émotionnelle ou du chantage de l’indifférence. 

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Pablo Neruda disait : « je suis tombé amoureux de la vie car c’est la seule chose qui ne m’abandonnera pas avant que je ne le fasse”. Il est évident qu’il ne faut pas arriver à des extrêmes personnels. Peu de choses sont aussi saines que s’accrocher avec force à ce voyage de la vie qui nous donne et nous enlève tant. 

On apprend de toute erreur et toute personne nous laisse quelque chose de son passage. L’important, c’est d’avancer en se souvenant que l’amour en vaudra toujours la peine si nous n’oublions pas d’écouter le capitaine de ce beau bateau : nous-même.

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