Le cohousing, un mode de vie en communauté pour améliorer le bien-être

13 août 2019
Le cohousing (ou habitats collaboratifs) ne représente pas seulement un projet futur pour les personnes qui souhaitent vivre leurs vieux jours en communauté. La population plus jeune s'intéresse de plus en plus à ce modèle de vie en communauté dans des environnements naturels. 

Le cohousing est plus qu’un mot à la mode. Pour de nombreuses personnes, le cohousing représente un projet futur, un modèle d’habitats collaboratifs autogérés par des adultes qui choisissent de vivre leurs vieux jours en communauté. Des maisons mitoyennes, des espaces communs pour les activités en groupe, et tout un environnement écologique pour profiter de la nature sous le signe de la solidarité.

Et pourquoi pas ? Nous sommes nombreux à nous poser la question. Pourquoi ne pas se lancer dans ce projet ? Pourquoi ne pas planifier avec un groupe d’amis la construction d’un de ces projets ? Des petites maisons, le partage des ressources et une communauté senior sur mesure formée par des personnes qui nous sont chères… Admettons-le, l’idée est tentante… Et plus encore si l’on prend en compte le fort impact de la solitude et de l’isolement chez les personnes âgées.

Néanmoins, il convient de souligner que ces projets ne sont pas nouveaux. Les communautés cohousing sont apparues pour la première fois au Danemark dans les années 70. Plus tard, pendant les années 80, le modèle est exporté aux États-Unis, notamment à Oakland et Berkeley, à Bellingham et à Washington. Ces pays ont tiré parti de beaux espaces naturels pour réaliser ce projet. À l’heure actuelle, les habitats collaboratifs commencent à apparaître dans plusieurs pays européens ainsi qu’au Japon.

Ce dont nous sommes certains c’est que, d’un point de vue santé, ces projets bien organisés sont très positifs. Le modèle de communauté imposé à l’heure actuelle ne facilite pas du tout la connexion humaine. Dans une société à chaque fois plus avancée, connectée et sophistiquée, il semblerait que la population rêve de modèles traditionnels pour profiter de leur vieillesse.

L’objectif du cohousing est clair : améliorer la qualité de vie via des infrastructures qui favorisent l’interaction sociale.

Le cohousing : solidarité, connexion et qualité de vie

Une communauté de cohousing

Dans un contexte de mondialisation chaque fois plus intense, nous sommes presque toujours sous pression. Notre projet professionnel, par exemple, n’est pas toujours en adéquation avec notre projet personnel et familial. Les horaires, les déplacements longue distance en voiture, la vie en appartement (des appartements qui sont de plus en plus petits) et les environnements très pollués…

Nombreuses sont les raisons pour lesquelles le cohousing prend de plus en plus d’ampleur au sein de la population du troisième âge. Mais ce sont les plus jeunes les plus intéressés par ce type de projets. Certaines études comme celle menée par la Docteur Jo William de l’université de Manchester au Royaume-Uni nous montre que ce qui nous manque le plus c’est l’interaction sociale positive au sein de notre communauté la plus proche.

Les habitats collaboratifs représentent un modèle architectural et écologique. Il s’agit de récréer un modèle de communauté consciente, solidaire et connectée socialement.

Des environnements collaboratifs pour tous les besoins et pour tous les âges

Le cohousing ne concerne pas seulement les personnes du troisième âge qui sont à la recherche d’un projet résidentiel. À l’heure actuelle, nombreuses sont les personnes qui ont déjà fait un premier pas vers la création de ce type de quartiers communautaires.

Dans ces quartiers communautaires, on trouve des personnes très jeunes qui ont trouvé un mode de vie qui leur correspond. Des familles qui commencent une nouvelle étape de leur vie. Des professionnels accomplis. Et, bien entendu, des personnes à la retraite.

Certains habitats offrent une plus grande intimité pour ceux qui souhaitent préserver davantage leur vie privée. D’autres sont construits de façon à inciter une connexion sociale constante. Chaque personne peut donc trouver son bonheur. Néanmoins, il convient de souligner que le cohousing recherche avant tout la collaboration et le partage du temps et des ressources.

 

Le secret se trouve dans l’équilibre

Certains groupes d’amis créent des communautés de cohousing à partir de zéro. Ils achètent un terrain sur lesquels ils font construire des maisons. Par ailleurs, certains environnements sont déjà prêts à accueillir les personnes qui aspirent à ce mode de vie.

L’aspect le plus frappant de ce modèle est l’équilibre que les personnes parviennent à trouver entre vie privée et vie en communauté. À la différence des anciennes « communes », chaque personne reçoit ses propres rentrées d’argent. Il n’est donc pas nécessaire de vendre des produits au sein de la communauté pour soutenir économiquement cette dernière.

En ce qui concerne la division architecturale, l’organisation de base est souvent la même.

  • Au sein de la communauté, il y a une « maison commune ». Il s’agit de la zone la plus impressionnante. Il s’agit d’un espace immense. Cet espace comprend une cuisine, une grande table, une salle de jeux pour les enfants, un coin musique, des bureaux, des bibliothèques, des ateliers, des laveries, une salle de réunions…
  • Le maintien et l’organisation de cette zone fonctionnent grâce à l’autonomie gouvernementale. Des réunions périodiques sont organisées au cours desquelles les tâches sont réparties et les événements sont planifiés.

Les communautés de cohousing et l’écologie

Un champ

L’un des aspects les plus attrayants du cohousing est le concept d’écologie dans lequel ce modèle s’inscrit.

C’est un mode de vie très respectueux de l’environnement. Il n’est pas seulement question d’habiter dans un environnement naturel et agréable. Les maisons sont conçues de façon à ce que la communauté puisse tirer parti des énergies naturelles comme les panneaux solaires.

 

Si ce modèle vous semble être un bon plan pour le futur, sachez qu’il existe déjà des projets de cohousing à l’heure actuelle. Dans presque tous les pays du monde vous trouverez des communautés intergénérationnelles profitant des avantages de ce mode de vie.

Et nous vous rappelons qu’il n’y a pas que des personnes âgées dans ces communautés. Il y a également des groupes d’amis qui ont décidé de gérer leur vie quotidienne dans une ambiance amicale et intime où il n’y a pas de place pour la mauvaise solitude.

 

  • Lietaert, M. (2010). Cohousing’s relevance to degrowth theories. Journal of Cleaner Production18(6), 576–580. https://doi.org/10.1016/j.jclepro.2009.11.016
  • Williams, J. (2005). Designing neighbourhoods for social interaction: The case of cohousing. Journal of Urban Design10(2), 195–227. https://doi.org/10.1080/13574800500086998