Gabriel García Marquez : biographie et réalisme magique

Qui ne se souvient pas de Cent ans de solitude ou Chronique d'une mort annoncée ? Aujourd'hui, nous passons en revue la vie et l'œuvre de cet écrivain magistral qui parvient à toucher nos cœurs à travers son extraordinaire plume.

Dernière mise à jour : 16 juin, 2021

Dans cet article, nous avons décidé de nous plonger dans la vie et l’œuvre d’un romancier colombien : Gabriel García Marquez, Gabo, sous son surnom affectueux. Il est considéré comme l’un des meilleurs écrivains du XXème siècle

Avec des millions de lecteurs dans le monde entier, son habileté à combiner des éléments magiques avec les contextes socioculturels les plus réalistes lui a valu d’entrer dans un style connu sous le nom de réalisme magique.

Dans ses livres, Gabriel García Marquez unit le passé, le présent et le futur de façon extraordinaire. Toute son œuvre est truffée de faits historiques à fortes connotations politiques, culturelles et sociales qui convergent avec la fiction et les événements surnaturels.

Par conséquent, ses romans sont non seulement fascinants d’un point de vue fictif, mais également émouvants grâce à un point de réflexion sur les sentiments d’une société qu’il a réussi à capturer si sublimement.

Gabriel García Marquez est l’un de ces auteurs doté d’une incroyable adresse à traiter le concept du temps et de la mort. Ses livres sont remplis d’histoires dans lesquelles le temps est changeant. Ses histoires voyagent du présent vers le passé et vice-versa dans une ligne narrative fantastique et extrêmement fluide.

Son empreinte dépasse les frontières de la langue et est parvenue à toucher le public et la critique internationale. Il est effectivement considéré comme l’un des meilleurs auteurs espagnols. Son œuvre Cent ans de solitude a été comparée à d’autres classiques tels que Don Quichotte et La Célestine.

Ses débuts…

Gabriel Garcia Marquez est né en Colombie en 1927. Son père était pharmacien et son grand-père maternel, militaire. Il était le fils d’une famille nombreuse et avait 11 frères et soeurs.

Le jeune Gabriel a été élevé par ses grands-parents dans une maison remplie de lectures et d’histoires du folklore local. Il y avait une abondance significative d’histoires d’ancêtres morts, de prémonitions, de fantômes et de présages.

Il a toujours été un brillant élève. Même s’il a eu des doutes sur sa carrière professionnelle à suivre, il a finalement décidé d’étudier le droit à l’Université Nationale de Colombie. C’est à cette période qu’il a commencé à écrire et publier quelques-unes de ses nouvelles dans le quotidien El espectador à la fin des années 40.

Néanmoins, il finit par abandonner ses études de droit, qu’il détestait, et s’installe à Barranquilla où il écrit en tant que chroniqueur dans un journal. Il publie sa première nouvelle en 1955, La hojarasca, qui se déroule à Macondo. une ville inventée qui réapparaîtra dans ses livres.

Lors d’une fête, il rencontre sa future épouse, Mercedes Barcha, également fille d’un pharmacien, alors qu’il est encore étudiant. Ils se marient en 1958 et vont avoir deux enfants.

Gabriel García Marquez et la célébrité

En 1961, il publie El coronel no tiene quien le escriba. Et seulement un an plus tard, La mala hora voit le jour. En 1967, il lance son roman Cent ans de solitude, qui deviendra l’un de ses romans les plus connus. En une seule semaine, ce livre se vend à plus de 8000 exemplaires. Il est traduit en 25 langues et reçoit plusieurs prix internationaux.

Cette œuvre est suivie de Histoire d’un naufrage, Chronique d’une mort annoncée, Des yeux de chien bleu, De l’amour et autres démons, ainsi que de nombreux autres romans. En 1985, il publie L’amour au temps du Choléra, une oeuvre basée sur l’histoire d’amour de ses propres parents.

Ce ne sont là que quelques-uns de ses titres les plus connus. Sa production littéraire est prolifique et d’un succès éditorial inimaginable.

En effet, son oeuvre est un reflet de la réalité culturelle et sociale de Colombie et d’Amérique Latine. Son succès et sa qualité littéraire sont tels qu’en 1982, il reçoit l’une des plus hautes récompenses du prestige international: le Prix Nobel de Littérature.

Après des années de lutte contre un cancer, la maladie disparaît. A ce moment-là, il décide d’écrire ses mémoires. Une pneumonie l’emportera irrémédiablement en 2014 à l’âge de 87 ans.

“On croit que la culture se résume aux Beaux-Arts. Non. La culture, c’est cela, mais c’est aussi la cuisine, la mode, l’éducation, la science, les religions, le folklore, l’environnement, la façon d’aimer. En fin de compte, c’est ce que l’être humain ajoute ou enlève pour améliorer ou nuire à la nature.”

– Gabriel García Marquez –

Un héritage extraordinaire

Même si son lien avec le réalisme magique est bien connu, il a écrit de nombreux livres de non-fiction fortement influencés par des sujets réalistes. Son oeuvre a été effectivement décrite comme intemporelle et marquée par un engagement social important.

D’autre part, la politique joue un rôle important dans ses romans. Elle constitue son moyen d’exprimer ses opinions dans des contextes fictifs.

Il est ainsi parvenu à refléter l’importance que revêtait pour lui l’engagement social et politique en tant que question cruciale dans la vie de son pays et de ses habitants. Lors de son discours de remise du Prix Nobel, Gabriel Garcia Marquez affirmait :

“Face à l’oppression, au pillage et à l’abandon, notre réponse est la vie. Ni les inondations, ni les pestes, ni les famines, ni les cataclysmes, ni même les guerres éternelles à travers les siècles et les siècles n’ont pu réduire l’avantage tenace de la vie sur la mort”.

Sans aucun doute, Gabo était une référence littéraire et un exemple d’engagement politique et social qui restera à jamais gravé dans son excellente oeuvre. Si vous ne connaissez pas ses œuvres, nous vous encourageons à les découvrir sans plus tarder.

Cela pourrait vous intéresser ...
Lisez-le dans Nos Pensées
Julio Cortázar, biographie du grand intellectuel argentin

Julio Cortázar était un écrivain argentin qui a longtemps vécu en France et qui laisse derrière lui une oeuvre monumentale.