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Comment le métaverse affectera-t-il notre santé mentale ?

La mesure prise par Mark Zuckerberg avec la refondation de son entreprise a attiré l'attention sur le métaverse. Une possibilité sur laquelle plusieurs études ont déjà été menées. Vous voulez en savoir plus? Article intérieur !

Dernière mise à jour : 01 décembre, 2021

Il y a quelques jours à peine, le président de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé la refondation de sa holding de sociétés (Facebook, Instagram, WhatsApp…) sous le nom de Meta. La nouvelle marque est directement associée au concept vers lequel Zuckerberg et d’autres entrepreneurs du monde de la technologie tournent leurs entreprises : le métaverse.

Mais qu’est-ce que le métaverse ? Est-ce une réalité que l’on peut déjà appréhender ou s’agit-il simplement d’un concept, d’une idée à partir de laquelle transformer l’usage du numérique ? Et le plus important de tous : comment le métaverse affectera-t-il notre santé mentale ?

Qu’est-ce que le métaverse ?

Autant le concept de métaverse, quand on le comprend, est relativement facile à imaginer pour nous, autant il faut dire que, pour l’instant, ce n’est rien de plus qu’un ensemble d’idées et de référents. Et c’est que le métaverse, cette réalité parallèle dans laquelle nous pouvons interagir avec toutes sortes d’utilisateurs comme s’il s’agissait du monde réel, n’est pas un concept né ces derniers jours.

Cette réalité virtuelle, dans laquelle nous aurons la possibilité d’entrer en relation à travers un avatar et différents dispositifs de réalité virtuelle, est une idée que nous avons déjà vue dans différents ouvrages de littérature et de science-fiction.

En fait, le concept vient du roman Snow Crash, publié par Neal Stephenson en 1992. C’est une idée que l’on a aussi vu représentée dans des films plus actuels comme Ready Player One. Dans ce document, les personnages vivent des vies parallèles entre le monde réel et un monde virtuel composé d’une grande entreprise technologique.

L’influence du métaverse sur la santé mentale

Au-delà de ses possibilités commerciales et de divertissement, le métaverse ouvre une série de problèmes liés à la santé mentale de ses utilisateurs potentiels. Il faut aussi dire que la psychologie propose depuis un certain temps des études qui suggèrent à la fois des problèmes et des bénéfices de l’utilisation et de la jouissance de ces réalités virtuelles et augmentées.

Par exemple, une étude publiée par l’Université d’Oxford parle des avantages possibles que la réalité virtuelle peut avoir pour les patients présentant des caractéristiques schizotypiques. C’est-à-dire : les personnes ayant des comportements et des symptômes proches de la schizophrénie. L’étude révèle que l’immersion dans la réalité virtuelle peut être utile dans des environnements contrôlés. Principalement, pour traiter certaines phobies et troubles.

Pour certains scientifiques, où est le problème ? Que le métavers proposé par Mark Zuckerberg ne serait guère un environnement contrôlé. Un détail très important quand on parle de personnes ayant des traits schizotypiques. Par conséquent, il est pratique d’étudier comment le métaverse affectera notre santé mentale.

Et c’est de cela que parlent d’autres études publiées par l’Université de Cambridge, qui parlent de la relation entre l’apparition de délires et l’utilisation de la réalité virtuelle. Ce que défend cette recherche, c’est que « se séparer » de notre réalité ordinaire pourrait conduire à l’apparition de symptômes proches de la psychose.

Caractéristiques schizotypiques de la technologie numérique

Il convient également de mentionner que les personnes atteintes de schizotypie sont beaucoup plus susceptibles de se lancer dans l’utilisation de la technologie numérique.

Il est entendu que l’immersion dans des réalités virtuelles, comme le métaverse, pourrait constituer pour beaucoup une opportunité de s’évader du monde tangible ; l’endroit où naissent tous les problèmes des personnes souffrant d’anxiété, de dépression, de psychose et d’autres troubles mentaux graves.

Ce qui pourrait apporter un soulagement temporaire pourrait également devenir un faux refuge pour les personnes présentant des symptômes proches de la schizophrénie. Et il reste à voir si cela rend le métavers sûr pour les autres.

Selon Facebook, au cours des prochaines années, les gens passeront de vous voir principalement comme une entreprise de médias sociaux à une entreprise métaverse. Ce que l’entreprise dit, c’est que “le métaverse est la plus haute expression de la technologie sociale”. Une technologie qui va nous obliger à identifier les risques associés à notre santé mentale.

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