Les 8 meilleures phrases d’Aaron Beck

· 6 janvier 2018

L’interprétation est ce qui nous fait souffrir, pas le fait en soi

“La thérapie cognitive cherche à soulager les tensions psychologiques à travers la correction des conceptions erronées et des auto-signaux. En corrigeant les croyances erronées, il est possible de supprimer les réactions excessives. »
Sa pensée, ancrée dans le champ de la thérapie cognitive, se fonde sur l’idée que les personnes souffrent de l’interprétation particulière qu’ils ont des choses qui leur arrivent, mais non pas des faits en eux-mêmes. Pour résumer, nous pourrions dire que, selon Beck, la plus grande partie de notre souffrance dépend du sens et de l’importance que nous octroyons à ce qui nous arrive, et non pas à ce qui se déroule de manière objective.
Beck considère ainsi que le psychothérapeute doit aider la personne qu’il traite à identifier ses croyances déformées, et qu’il s’agit là de la première étape fondamentale de la thérapie. La seconde est de parvenir à les modifier. Voilà pourquoi son objectif principal est de connaître les schémas cognitifs utilisés par le sujet, dans le but de les rendre moins rigides, voire de les changer. Cette restructuration cognitive est la seule à même de permettre à la personne de changer sa manière d’interpréter le monde et de valoriser, sur un plan subjectif, ce qui se déroule dans son existence.

 

pensées négatives

La théorie de Beck appliquée aux couples

La manière dont nous avons d’interpréter la réalité influe sur tous les environnements de notre vie. Voilà pourquoi nos pensées perturbent et affectent aussi notre couple, tant d’un point de vue individuel, que du côté de la relation en elle-même.

Les couples doivent coopérer, transiger et prendre des décisions solidaires.« 

Son livre « L’amour ne suffit pas : comment surmonter les malentendus, résoudre les conflits et affronter les problèmes de couple » peut servir de référence absolue dans le domaine. Il y donne des remèdes qui permettent d’apprendre aux deux membres du couple, dans une perspective cognitive, à identifier et à transformer leurs schémas cognitifs négatifs.

Certaines qualités spéciales, comme l’engagement, la sensibilité, la générosité, la considération, la loyauté, la responsabilité et la fiabilité, sont déterminantes pour une relation heureuse.« 
L’objectif, pour les deux membres du couple, est donc d’identifier les schémas cognitifs qui nuisent à leur relation et de trouver des schémas alternatifs qui peuvent s’y substituer. C’est seulement en étant conscient de cela que le couple peut prospérer et se développer sainement. Voici une autre phrase de Beck qui illustre parfaitement cette situation :
Même si l’amour est un puissant stimulant pour que les époux et les épouses s’entraident et se soutiennent, se rendent heureux l’un l’autre et créent une famille, il ne constitue pas en soi l’essence de la relation, car il ne fournit pas les qualités et les aptitudes personnelles qui sont décisives pour l’alimenter et lui permettre de croître.« 

Un modèle par et pour la dépression

Lorsqu’il était enfant, ce psychiatre de renom a souffert d’une maladie grave, de laquelle sont nées de nombreuses peurs, auxquelles il a dû faire face. Cette manière cognitive d’aborder ses problèmes l’a inspirée à développer, bien des années plus tard, sa théorie thérapeutique. Et notamment à toucher du doigt la question de la dépression.

Si notre pensée reste ancrée dans des significations symboliques déformées, des raisonnements illogiques et des interprétations erronées, nous devenons, en vérité, aveugles et sourds.« 

Pour Aaron Beck, les symptômes de la dépression commencent avec l’activation de schémas cognitifs négatifs et de distorsions subséquentes. Ses travaux sur la dépression furent si poussés et si pertinents, que l’un des instruments les plus employés de nos jours pour mesurer la sévérité de ce trouble psychologique, s’appelle l’Inventaire de dépression de Beck. Cet apport est fondamental pour le champ de la psychiatrie et de la psychologie, car il constitue l’une des alternatives les plus puissantes de conceptualisation psychanalytique de la dépression.

dépression

L’application de la théorie de Beck à d’autres troubles

Aaron Beck n’a pas limité l’expérimentation de sa thérapie cognitivo-comportementale aux problèmes de couple ou à la dépression. Il a également décidé de la confronter à d’autres troubles comme l’anxiété, l’abus de substances diverses et d’autres troubles de la personnalité. Voici une autre phrase de Beck qui illustre parfaitement sa pensée à cet égard :

De la même manière qu’elle s’applique à l’abus de substances, l’approche cognitive permet d’aider les personnes à affronter les problèmes qui les conduisent à éprouver de l’angoisse émotionnelle et à obtenir une perspective plus large sur leur dépendance aux produits pharmaceutiques, dans leur recherche du plaisir ou du soulagement de leur souffrance.« 

Concernant la schizophrénie, Beck a considéré que les dysfonctionnements que rencontraient les patients atteints de ce trouble de la personnalité étaient en lien avec leurs propres vulnérabilités. Voilà pourquoi il estime que le travail du professionnel, face à ce type de patients, est de développer des alternatives plus réalistes face à leurs croyances, à leurs délires et à leurs hallucinations.

Le point de départ d’une transformation personnelle

Il y a plus à la surface que ce que notre regard peut atteindre. »
Le modèle de Beck peut servir de base à une promotion plus générale d’un changement personnel total. A de nombreuses occasions, même si nous ne pouvons pas toujours choisir les contextes dans lesquels nous évoluons ou les choses qui nous arrivent, nous avons la possibilité de prendre conscience de notre interprétation négative des événements de notre vie, et de la changer.
transformation

Nous pouvons choisir ce que nous intériorisons et ce que nous laissons de côté concernant un événement donné. En somme, nous pouvons choisir d’en retenir le positif ou le négatif. De ce choix fondamental dépendra la transformation de cet événement par notre esprit et la manière dont il affectera notre vie future. Nous choisissons donc, dès ce moment, comment nous allons agir par la suite, c’est-à-dire quelle sera notre réponse.

Toutes ces phrases d’Aaron Beck transmettent un souffle d’espoir qui nous fait du bien. Nous nous sentons souvent incapables d’adopter un point de vue différent sur notre vie, plus positif, pour donner du sens à tout ce qui nous arrive. En lisant Beck et en réfléchissant à ses enseignements, nous pouvons prendre conscience que nos problèmes naissent dans l’interprétation que nous avons de la réalité. Partant, nous pouvons moduler l’intensité de notre souffrance.