J’ai décidé que j’allais me donner une chance

· 15 avril 2018

Je suis fatiguée d’être la dernière personne à me regarder. Celle qui est là pour tout le monde, mais jamais pour elle-même. Celle qui pense qu’elle dérange les autres si elle dit ce que ces derniers ne s’attendent pas à entendre. Je veux en finir avec cela au plus vite. J’ai décidé que j’allais me donner une chance.

Je veux en finir avec toutes ces inquiétudes qui me donnent l’impression d’être une personne que je ne suis pas. Ces inquiétudes qui naissent de la tentative de ne pas déranger ceux qui m’entourent, mais qui d’une certaine manière occultent ma véritable identité. Ces inquiétudes qui naissent aussi du sentiment de culpabilité collatéral, celui qui m’accompagne à chaque fois que je pense que les autres attendaient quelque chose de plus de moi.

Je veux ôter ce masque sous lequel gît ma véritable identité. Je ne veux pas rester plus longtemps dans l’ombre, ni être celle qui est toujours d’accord avec tout ce qu’on lui dit ou ce qu’on lui fait si ce n’est pas vraiment le cas au fond. J’ai décidé que j’allais me donner une chance.

« Tant que vous ne vous valoriserez pas vous-même, vous ne valoriserez pas votre temps. Tant que vous ne valoriserez pas votre temps, vous n’en ferez rien. »

-M. Scott Peck-

M’aimer pour me prioriser

A partir de maintenant, je vais commencer à m’aimer, même s’il est certain que ce ne va pas être chose aisée, puisque j’ai tendance à me critiquer et à culpabiliser pour presque tout. Je le ferai peu à peu, lentement mais sûrement.

« Vous vous êtes critiqué vous-même pendant des années, et ça n’a pas fonctionné. Essayez donc de vous flatter, et observez ce qui arrive. »

-Louise L. Hay-

personne heureuse

Chaque jour, au lieu de me punir en pensant à tout ce que j’ai mal fait, je vais me féliciter pour tout ce que j’atteins, en plus de conserver et de profiter de tout ce qui me fait tout simplement du bien. Il s’agit de changer de point de vue et de m’observer d’un autre oeil, cet oeil depuis lequel je me sens fière de moi. Peut-être ai-je peu de pratique en la matière et peut-être cela est-il difficile pour moi, mais si je ne commence jamais, je vais avoir du mal à me valoriser un jour, et il me sera alors impossible d’être capable de me prioriser.

D’autre part, en plus de m’aimer, je ferai également tout pour m’accepter. Je m’octroie le droit d’être cette personne qui sommeille en moi, celle qui jusqu’à maintenant était paniquée à l’idée de sortir et de se sentir rejetée. Je me montrerai telle que je suis. Et je le ferai non seulement pour moi, mais aussi pour les autres. Je serai la même personne, aussi bien seule qu’accompagnée.

De plus, la promesse la plus importante que je me ferai sera celle de me prioriser, autrement dit, de me demander dans tout type de situation comment je me sens, ce que je veux, et de prendre mes décisions en fonction de cela. Tout l’inverse donc du comportement que j’ai pu avoir jusque là, où tout ce que je me demandais consistait à connaître l’avis des autres et à savoir ce qu’ils voulaient pour ensuite agir en conséquence.

J’ai décidé que j’allais me donner une chance : être moi-même, libre et sans masque.

Je mérite d’être heureuse

S’il y a bien quelque chose que je mérite et que jusqu’à maintenant je me suis refusée, c’est le fait d’être heureuse. C’est pourquoi je vais me donner une chance. Je vais me mettre devant un miroir et me regarder bien droit dans les yeux, de manière à ce que mes désirs et mes besoins finissent par s’aligner. Je vais sincèrement me prendre la main, et ne plus jamais la lâcher. Je veux être ma compagnie, mon soutien et mon abri.

« Quand vous croyez vraiment en vous, il n’y a rien qui puisse ne pas être à la portée de vos possibilités. »

-Wayne Dyer-

Je me pardonnerai toutes ces fois où je me suis laissée tomber, toutes ces fois où je me suis oubliée. Et ces autres fois où, même en sachant très bien ce que je voulais, je me suis trahie. Car une condition sine qua non pour être heureux consiste à être en paix avec soi-même, libre de tout sentiment de culpabilité, de rejet et de punitions.

amour propre

Une fois que je me serais réconciliée avec moi-même, que je me sentirais plus authentique et légitime de me montrer telle que je suis, alors je commencerai à construire mon bonheur. Car s’il y a bien quelque chose que j’ai appris, c’est que ce merveilleux sentiment ne viendra pas sonner à ma porte, mais qu’il faut l’adopter comme une attitude face à la vie. C’est pourquoi, en plus de m’aimer et de me prioriser, il est fondamental que j’apprenne à apprécier les choses simples, celles qui sont là et qui la plupart du temps, passent inaperçues.

« Le bonheur est intérieur, pas extérieur : par conséquent, il ne dépend pas de ce que nous avons, mais de ce que nous sommes. »

-Pablo Neruda-

Or, de même que je me permettrai d’être heureuse, je me permettrai aussi d’être triste. Faire cas de toutes les émotions que je ressens et les vivre, cela m’aidera à me comprendre et, bien sûr, à faire en sorte que les autres me comprennent eux aussi. Car si je me donne une chance, dans le fond, j’en donne aussi une aux autres.