Faut-il rester ou partir ?

Faut-il rester ou partir ?

À toutes ces personnes qui ont souffert par amour et qui souhaitent empêcher les autres personnes de traverser cette épreuve. 

Il y a de nombreux moments dans la vie où nous devons décider entre rester ou partir, car nous n’avons pas d’autres choix que de prendre une décision.

L’amour est probablement l’un des domaines les plus difficiles pour prendre des décisions. Nous nous sentons partagés entre ce que nous dit notre coeur avec ses battements incessants que l’on ne peut ni stopper ni contrôler, et ce que nous recommande notre raison.

Ainsi, lorsque le coeur bat fort mais qu’il saigne, qu’il pleure et qu’il souffre, le mieux est peut-être de dire adieu à cet amour.

Si nous ne nous aimons pas nous-même en premier lieu, nous ne serons qu’une barque à la dérive. Si nous perdons notre estime de nous-même à cause de la façon dont nous traite une personne que l’on pensait amoureuse, nous entrons dans un immense océan sans issue. Nous ne pouvons pas l’accepter.

Romper

Le fait de dire que c’est la faute d’un autre est une façon de parler, car personne ne devrait pouvoir nous blesser si nous ne le permettons pas. L’amour de notre vie, c’est nous-même. Alors, parfois, il faut dire adieu à un amour…

Parfois, l’amour fait mal, brise notre âme, et ne nous rend pas heureux. Cette personne que l’on croyait sincère ne nous respecte pas et ne nous comprend pas.

Parfois, lorsque notre moitié ne sait pas être à nos côtés dans les mauvais moments… Nous devons lui dire adieu, même si cela nous détruit de l’intérieur.

Parfois, l’amour n’est pas explicable avec des mots. Il peut juste être ressenti, et seules les personnes qui le vivent au moins une fois le comprennent. A ce moment, nous pouvons timidement concevoir et décrire sa signification grâce à quelques mots.

L’amour pointe le bout de son nez comme un tourbillon rempli d’illusions, d’émotions et de sentiments qui nous rendent heureux, vivants et qui nous font revivre.

Il est glace brûlante, feu gelé,
une plaie douloureuse que l’on ne sent,
il est un bien rêvé, un mal présent,
un bref repos très fatigué.
Il est abandon, qui nous tient occupés,
un lâche au nom de vaillant
une marche solitaire parmi les gens,
un vouloir absolu d’être aimé.
Il est liberté prise en ses liens,
qui dure jusqu’au délire ultime,
maladie qui croît si on en prend soin.
Tel est l’enfant Amour, tel est ton abîme:
voyez quelle amitié il aura avec rien,
lui qui est tout le contraire de lui-même.

– Francisco de Quevedo –

Cependant, parfois, c’est l’inverse qui se produit. Si nous ne parvenons pas à nous comprendre nous-même et que nous sommes plein de contradictions, le fait de tenter de s’accorder avec une autre personne peut s’avérer être un chemin très difficile…

Lorsque notre stabilité et notre paix intérieure commencent à se briser, nous n’avons plus d’autre choix que de dire adieu…

Parce que je m’aime, j’ai de l’estime pour ce que je suis,  je me respecte et j’ai besoin du respect des autres. Parce que je me sens sûr de ce que je veux et surtout de ce que je ne veux pas. C’est pour cela que je te dis adieu…

La douleur s’efface et l’on en sort avec de l’expérience et une belle leçon de vie. Parce que le temps guérit les blessures et l’essentiel est d’être heureux. Comme le dit ce vieil adage : «mieux vaut être seul que mal accompagné».

Ainsi, apprendre à s’aimer soi-même est la première chose à faire pour ne pas perdre l’équilibre et pour ne pas être traité comme des marionnettes en amour. Ne brisez pas votre coeur, votre âme et votre esprit pour un amour qui en réalité n’en est pas un. Aimez-vous.

Par: Jeanne Perreard