La dépression chez la femme

La dépression chez la femme


«La tristesse est une maladie qui implique que chaque patient doit se soigner seul».
Voltaire


La dépression est un thème non-négligeable dans le domaine de la psychologie et de la psychiatrie, tant pour les femmes que pour les hommes. Ce n’est pas pour rien si de nombreux spécialistes l’appellent «le rhume de la psychiatrie».

Les statistiques montrent qu’une personne sur dix a déjà souffert, ou souffrira de dépression au moins une fois au cours de sa vie.

D’autre part, les femmes sont deux fois plus exposées à ce risque que les hommes, en raison de conditionnements propres à la femme tels que la puberté, la grossesse, le post-partum, ou encore la ménopause.

Les dernières études menées sur le sujet ont mis au jour une série d’indications expliquant pourquoi la femme est plus encline à la dépression que l’homme :

La génétique : une femme avec des antécédents familiaux de dépression est plus exposée au risque de développer une dépression, même si ce n’est pas un facteur déterminant. Souvent, il faut qu’il y ait une combinaison entre la génétique et les facteurs psychologiques pour que la femme souffre de dépression.

Les hormones : les changements hormonaux auxquels les femmes sont soumises, sont propices à la dépression, car ils influent sur la chimie cérébrale, donc sur les émotions. Dans la vie d’une femme, les hormones jouent un rôle fondamental à de nombreux moments, si bien qu’elles peuvent provoquer une dépression.

La puberté : les causes principales sont l’approbation de la part du reste du groupe d’amis, et plus particulièrement des garçons, et le fait que les filles sont généralement plus souvent victimes que les garçons d’abus sexuels ou de maltraitances. Une étude a montré que quand 70% des filles souffrent de dépression, c’est le cas pour seulement 14% de garçons.

Le trouble dysphorique prémensuel : la semaine précédent les règles, les femmes présentant ce trouble souffrent plus particulièrement d’altérations de la chimie cérébrale qui peut les mener à souffrir de dépression.

La dépression post-partum : les changements hormonaux, le fait de faire face à une nouvelle vie et à la responsabilité d’élever un enfant sont autant de facteurs qui peuvent eux aussi causer la dépression chez la femme, même si généralement cela arrive plus souvent chez les femmes qui ont déjà connu une dépression auparavant. Cependant, il ne faut pas confondre le «baby blues», qui arrive souvent après l’accouchement, avec une dépression.

La périménopause : elle précède la ménopause et peut engendrer une dépression, en raison des changements hormonaux dont souffre la femme pendant cette période.

La chimie cérébrale : les déséquilibres dans les neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine ou la norépinéphrine prédisposent l’apparition de cette maladie.

Une réponse au stress : il y a des situations plus stressantes et/ou tristes que d’autres dans notre vie, comme la perte d’un être cher, d’un travail, la maltraitance physique et/ou psychologique, etc.
On doit tenir compte du fait qu’en général, les femmes ont tendance à ruminer plus que les hommes n’importe quel problème, ce qui favorise l’apparition d’une dépression.

Les pressions socioculturelles : la femme moderne est soumise à la pression sociale. En effet, elle se sent obligée d’être une sorte de «Superwoman», une femme qui réussit professionnellement, l’épouse et la mère parfaite, et être belle. Cette pression mène parfois à la dépression.

L’espérance de vie : l’espérance de vie de la femme est plus élevée que celle de l’homme, c’est pourquoi elle va mettre plus de temps à développer cette maladie mentale.

La plupart du temps, les femmes cherchent de l’aide. Elles ont moins de difficultés que les hommes pour exprimer leurs problèmes et pour aller consulter des spécialistes, et c’est aussi pour cette raison s’il y a plus de femmes que d’hommes qui dépriment.